Une croix languedocienne et pas occitane !

Croix Languedocienne

Elle n’a rien d’occitane, tout simplement parce que l’Occitanie n’existait pas à sa création (>> voir notre article). 

Sa dénominatif de "Croix Languedocienne", est beaucoup plus proche de la réalité géographique et historique puisqu’elle est native de Arles, donc à la frontière languedo-provençale.

Son origine remonte à une vieille dynastie franque (les Bosonides) dont un descendant prend le titre de Comte d’Arles (on parle alors de "Croix d’Arles") puis Comte de Provence (on parle ensuite de "Croix de Provence"). 

En 1019, Guillaume III de Toulouse par son mariage avec Emma de Provence, arrière arrière petite fille de Boson II, hérite de la Croix d'Arles (ou croix de Provence), elle deviendra alors l’emblème des Comtes de Toulouse. 

Mais elle sera réellement popularisée par les Comtes raimondins (du prénom "Raymond") seuls véritables artisans de la création du grand Comté dit de "Toulouse", allant de l’Aquitaine à la Provence. 

Sauf que le qualificatif "Toulouse" est trompeur, car les raimondins ne résidaient absolument pas à Toulouse mais dans le Languedoc sur leurs domaines orientaux (Saint-Gilles, Beaucaire, Avignon, Vaison) où certains y sont même nés. L’objectif est de consolider leurs possessions en Provence et être au plus prêt de la frontière avec le puissant rival du Saint Empire Romain Germanique. Les Toulousains envoient même une lettre au roi de France pour se plaindre de l’absence du comte. Les historiens sont formels : « les comtes n’ont longtemps trouvé leur salut qu’en s’appuyant sur leurs territoires orientaux ».

Bref, la célèbre croix aux douze pommettes doit tout au Languedoc du sud, le vrai, et rien au Languedoc dit "du haut", celui sur lequel les occitanistes légitiment leur impérialisme.

Le séparatiste languedocien
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