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 Châtaigne des Cévennes

La châtaigne des Cévennes : le fruit qui a nourri tout un pays

Les Cévennes ont leur arbre emblématique, et ce n’est pas la vigne. C’est le châtaignier. Pendant des siècles, ses fruits ont constitué l’une des grandes ressources alimentaires des populations de montagne. Aujourd’hui encore, les châtaigneraies couvrent une vaste partie du territoire cévenol et perpétuent des gestes agricoles qui ont façonné les paysages.

L’aire de la Châtaigne des Cévennes s’étend sur 206 communes. Elle concerne principalement le Gard, la Lozère et l’Hérault, mais déborde également sur quelques communes de l’Aveyron et du Tarn. En janvier 2023, cette production traditionnelle a obtenu la reconnaissance européenne en AOP, après avoir été reconnue en AOC en 2020.

🌰 Un arbre parfaitement adapté aux montagnes cévenoles

Le châtaignier trouve ici un terrain particulièrement favorable. Les sols acides issus notamment du schiste et du granite, associés au climat méditerranéen des Cévennes et aux reliefs de moyenne montagne, ont permis aux châtaigneraies de s’installer durablement.

Mais la présence du châtaignier n’est pas seulement une histoire de nature. Dès le Moyen Âge, les hommes ont sélectionné, greffé et entretenu des variétés adaptées à leurs terroirs. Les anciennes châtaigneraies sont ainsi intimement liées à l’histoire des villages cévenols et à leurs terrasses soutenues par des murs de pierres sèches.

🔥 La clède, étrange séchoir des Cévennes

À l’automne, lorsque les bogues commencent à tomber, les producteurs récoltent les châtaignes après leur chute naturelle. Mais le fruit ne s’arrête pas au panier : une partie de la récolte est traditionnellement conduite dans une clède, également appelée sécadou, un petit bâtiment spécialement conçu pour le séchage.

Pendant plusieurs semaines, les châtaignes sont placées au-dessus d’un feu doux. La fumée et la chaleur permettent de les conserver et de les transformer en « châtaignons ». Ce procédé ancestral donne au fruit sec ses arômes caractéristiques de fruits secs et de pain chaud.

🏞️ Une AOP pour sauver tout un paysage

La reconnaissance de l’appellation ne protège donc pas seulement une châtaigne. Elle protège aussi un territoire et les savoir-faire qui lui sont associés. Le cahier des charges de l’AOP repose sur des variétés traditionnelles, des vergers de châtaigniers greffés et des pratiques agricoles adaptées au terroir.

Derrière cette reconnaissance se trouve notamment l’Association des Producteurs de Châtaigne des Cévennes, créée pour défendre et structurer la filière. Installée à Saint-Privat-des-Vieux, près d’Alès, elle a porté pendant de nombreuses années la démarche de reconnaissance de cette production emblématique.

🍲 De la châtaigne grillée à la farine

Fraîche, sèche ou transformée en farine, la châtaigne offre une étonnante diversité. Dans les Cévennes, on la déguste notamment grillée, mais elle entre aussi dans des recettes traditionnelles comme le bajanat, une soupe de châtaignes sèches réhydratées.

La farine, naturellement douce et parfumée, permet quant à elle de réaliser pains, galettes, biscuits et pâtisseries. L’INAO décrit notamment des notes de fruits secs, de noix et de noisette. Autant de saveurs qui racontent finalement le paysage dont elles sont issues.

Alors, lorsque l’automne arrive dans les Cévennes, il suffit parfois de suivre les petites routes qui serpentent entre les châtaigneraies pour comprendre l’importance de ce fruit. Une châtaigne dans la main, une vieille clède au détour d’un chemin, des terrasses de pierre accrochées à la montagne… Ici, la gastronomie est indissociable du paysage. Et derrière cette petite AOP se cache tout simplement l’histoire d’un pays qui a longtemps vécu au rythme de ses châtaigniers.

 Vinaigre de Montepllier


Le vinaigre languedocien renaît près de Montpellier : Nicolas Robinson ressuscite un savoir-faire oublié

Et si le Languedoc n’était pas seulement une terre de grands vins, mais aussi celle d’un ancien savoir-faire aujourd’hui presque disparu ? En 2017, Nicolas Robinson décide de remettre au goût du jour une production autrefois très présente dans la région : celle du vinaigre de vin.

Après une formation dans le vin et les spiritueux et plusieurs expériences auprès de vignerons, le Montpelliérain découvre progressivement ce métier tombé en désuétude. Il crée alors sa Vinaigrerie Montpelliéraine, avec une idée simple : utiliser les vins biologiques du territoire pour fabriquer des vinaigres qui portent réellement le goût de leur terroir.

🍷 Quand le vin devient vinaigre

Ici, pas question de fabriquer un vinaigre industriel en quelques heures. Nicolas Robinson travaille selon la méthode dite orléanaise, un procédé traditionnel qui laisse au vinaigre le temps de se transformer et de développer ses arômes.

Les vins sont sélectionnés directement auprès de vignerons héraultais. Pour les vinaigres rouges, la Syrah et le Grenache occupent notamment une place importante. Le liquide est ensuite placé dans des fûts de chêne ou de châtaignier, où il va lentement évoluer.

Cette patience est justement ce qui fait toute la différence. Le vinaigre rouge traditionnel « Le Jacquot » demande ainsi environ douze mois de maturation en fût de chêne. Loin d’être considéré comme un simple condiment, il devient un véritable produit de terroir.

🌿 Des raisins du Languedoc jusque dans la bouteille

La démarche de Nicolas Robinson repose sur une logique locale. Les vins utilisés proviennent de domaines engagés dans une agriculture biologique, notamment autour du Pic Saint-Loup et des Terrasses du Larzac. L’objectif est de conserver dans le vinaigre une partie de l’identité des vins et des cépages qui ont façonné le paysage languedocien.

Et la gamme ne s’arrête pas au vinaigre rouge. Vinaigres blancs, balsamiques, aromatisations à la fleur de sureau, au miel, aux mûres ou encore aux kumquats : l’artisan explore différentes associations tout en conservant la même philosophie, celle d’un produit fabriqué lentement et à partir de matières premières locales.

♻️ Une vinaigrerie qui veut aussi préserver l’environnement

Chez Nicolas Robinson, le retour aux méthodes anciennes s’accompagne d’une démarche résolument actuelle. Fûts de bois, caisses de livraison en bois recyclé, bouteilles en grès rechargeables : la vinaigrerie cherche à limiter au maximum les déchets liés à sa production et à sa distribution.

L’entreprise est aujourd’hui installée à Saint-Gély-du-Fesc, tandis qu’une boutique permet de découvrir ses produits dans les ruelles du village médiéval des Matelles, au nord de Montpellier.

☀️ Le goût d’un Languedoc qui prend son temps

Il y a quelque chose d’assez surprenant à découvrir qu’un produit aussi banal que le vinaigre peut raconter une histoire de terroir. Ici, il faut des vins du Languedoc, des cépages locaux, des fûts de bois et surtout beaucoup de patience pour obtenir quelques bouteilles.

En relançant cette production presque oubliée, Nicolas Robinson ne cherche donc pas seulement à fabriquer du vinaigre : il tente de faire revivre une tradition languedocienne et de lui redonner une place sur les tables d’aujourd’hui.

Une belle découverte à faire en parcourant les villages du Grand Pic Saint-Loup : car derrière les vignes et les vieilles pierres des Matelles se cache désormais une autre spécialité du pays… un vinaigre qui, lui aussi, a pris le temps de devenir un produit de terroir.

Miellerie des Clauses

L’hydromel des Corbières : le nectar des abeilles fabriqué près de Fontfroide

Et si, au cœur des Corbières, les abeilles avaient aussi leur propre vin ? Pas vraiment un vin, bien sûr, mais une boisson aussi ancienne que surprenante : l’hydromel. Et celui qui est produit à Montséret a même décroché une médaille d’or au Concours Général Agricole en 2017.

C’est la célèbre Miellerie des Clauses qui le fabrique, dans un petit hameau installé au milieu de la garrigue, à quelques kilomètres de l’abbaye de Fontfroide. Une adresse que les amateurs de miel et de produits du terroir connaissent bien… mais qui mérite largement le détour pour tous les curieux de passage dans l’Aude.

🍯 Tout commence avec le miel des Corbières

Depuis plus de 38 ans, la Miellerie des Clauses travaille autour de l’univers fascinant des abeilles. Ses ruches sont installées dans différents environnements méditerranéens et permettent de récolter plusieurs types de miels, dont un miel de garrigue particulièrement représentatif du paysage local.

Thym, lavande, dorycnium, chêne… La végétation méditerranéenne donne aux miels des profils très différents selon les floraisons et les lieux de récolte. On retrouve ici toute cette palette aromatique caractéristique des Corbières.

Mais à la Miellerie, le miel ne se contente pas de finir dans un pot. Il devi

La Belle Aude

La Belle Aude : à Carcassonne, les salariés ont sauvé leurs glaces

Pas de coup de froid pour La Belle Aude ! Bien au contraire. À Carcassonne, une drôle d’histoire industrielle s’est transformée en aventure coopérative. Lorsque l’usine Pilpa annonce sa fermeture, d’anciens salariés refusent de voir disparaître leur outil de travail et leur savoir-faire. Ils vont alors tenter quelque chose d’assez rare : reprendre eux-mêmes l’activité.

En 2013 naît ainsi La Fabrique du Sud, une SCOP qui va produire les crèmes glacées et les sorbets sous la marque La Belle Aude. La production démarre en avril 2014, dans une partie des anciens locaux de Pilpa. Une ancienne usine vouée à disparaître retrouve alors une nouvelle vie.

🍦 De Pilpa à La Belle Aude

L’histoire commence pourtant par une fermeture annoncée. En 2012, le groupe propriétaire de Pilpa décide de rapatrier la production vers d’autres sites. Pour les salariés de Carcassonne, c’est la perspective de voir disparaître une entreprise installée depuis des décennies et tout un savoir-faire local.

Plutôt que de partir chacun de leur côté, une partie d’entre eux imagine une autre solution. Ils se forment à de nouvelles responsabilités, apprennent à gérer leur propre entreprise et créent une société coopérative où les salariés deviennent également associés. La Belle Aude devient ainsi bien plus qu'une marque de glaces : c’est le résultat concret d’une reconversion collective.

🤝 Une entreprise où les salariés deviennent patrons

Dans une SCOP, les salariés associés détiennent au moins 51 % du capital et 65 % des droits de vote. Les grandes décisions sont prises selon le principe « une personne = une voix », quel que soit le montant du capital détenu. À Carcassonne, ceux qui travaillaient hier sur les chaînes de production participent donc désormais directement aux décisions qui concernent l’entreprise.

Le pari était loin d’être gagné d’avance. Pourtant, dès les premières années, la production progresse. En 2016, la coopérative approchait déjà les 6 000 pots de glace par jour et distribuait ses produits au-delà de la région, tandis que l’effectif était passé de 19 à 23 salariés.

🌿 Des glaces qui revendiquent le goût du vrai

La Fabrique du Sud ne cherche pas simplement à reproduire les anciennes glaces industrielles. Les coopérateurs veulent développer une gamme à leur image, avec des recettes reposant sur des ingrédients qu’ils présentent comme simples et naturels. Crèmes glacées au lait entier, sorbets plein fruit et parfums originaux composent aujourd’hui la gamme La Belle Aude.

La marque a également obtenu l’agrément « Glaces Artisanales de France » pour 2018-2019, une reconnaissance attribuée après audit aux professionnels respectant les engagements de la charte qualité. Une manière pour cette petite entreprise carcassonnaise de faire reconnaître le savoir-faire acquis depuis sa renaissance.

☀️ Une histoire carcassonnaise qui continue

Aujourd’hui encore, La Belle Aude est installée à Carcassonne, dans les anciens locaux de Pilpa. La marque continue de développer ses parfums et propose notamment une gamme bio. Une boutique permet également de retrouver directement les produits à l’adresse historique de la coopérative.

Pour le voyageur qui traverse l’Aude, l’histoire mérite le détour : derrière un simple pot de glace se cache une aventure humaine assez extraordinaire. Des salariés qui refusent la disparition de leur usine, créent leur propre entreprise et transforment une fermeture industrielle en nouvelle histoire. À Carcassonne, finalement, la meilleure façon de lutter contre le froid aura peut-être été de fabriquer des glaces.

Fine Faugères

La Fine Faugères : le petit trésor oublié des vignes du Languedoc

C’est une eau-de-vie que l’on connaît beaucoup moins que le vin qui porte son nom. Et pourtant, la Fine Faugères possède une histoire étonnante : première eau-de-vie réglementée du Languedoc, elle est élaborée selon une méthode de double distillation dans un alambic charentais « à repasse », un procédé particulièrement rare dans la région.

Dans les collines schisteuses de l’Hérault, cette vieille tradition aurait même trouvé sa place dans les caves de l’impératrice Joséphine. La première mention écrite de la Fine Faugères apparaît en effet au début du XIXe siècle. Quelques décennies plus tard, en 1852, la famille Noël Salles commence une production qui contribuera à faire la réputation de cette eau-de-vie bien au-delà du village.

🍇 Quand le vin de Faugères devient une eau-de-vie

La Fine Faugères naît tout simplement du vin produit sur le terroir de Faugères. Mais au lieu d’être consommé comme tel, celui-ci va connaître une seconde vie grâce à la distillation. Et pas n’importe laquelle : le vin passe deux fois dans un alambic charentais. La première chauffe donne le « brouillis », puis la seconde, appelée « repasse », permet de sélectionner le cœur de l’eau-de-vie.

Ce procédé demande du temps et du savoir-faire. Il permet surtout d’obtenir une eau-de-vie plus ronde et complexe. Le caractère du terroir reste au cœur du produit : les sols pauvres et schisteux de Faugères participent à sa typicité, tandis que le vieillissement va progressivement transformer l’eau-de-vie.

🥃 Une appellation qui porte le nom de son eau-de-vie

Il y a là une petite curiosité de l’histoire viticole languedocienne. La Fine Faugères était suffisamment connue pour contribuer à la notoriété du nom « Faugères ». Le 19 mars 1948, elle obtient officiellement une Appellation d’Origine Réglementée. Les vins destinés à sa fabrication doivent être vinifiés et distillés dans l’aire définie pour l’appellation.

Mais cette histoire aurait pu s'arrêter là. Après plusieurs décennies de production, la Fine Faugères tombe progressivement dans l’oubli et sa fabrication est abandonnée dans les années 1980. À la fin du XXe siècle, quelques vignerons décident pourtant de faire revivre ce patrimoine. La production reprend autour de 2000, avec la volonté de conserver un savoir-faire qui aurait pu disparaître.

🥃 Cinq ans minimum pour laisser le temps au terroir

Une fois distillée, la Fine Faugères n’est surtout pas prête à être dégustée. Elle doit patienter au moins cinq ans dans des fûts de chêne. Et souvent bien davantage. Avec les années, la robe se colore, les arômes se développent et l’eau-de-vie gagne en complexité.

Les amateurs y recherchent notamment des notes fruitées, salines et parfois des arômes évoquant la feuille de tabac. C’est cette longue maturation, associée à la double distillation, qui donne à la Fine Faugères son caractère si particulier. Un spiritueux qui demande finalement la même chose que beaucoup de trésors du Sud : du temps.

☀️ Un petit morceau de Languedoc dans un verre

Aujourd’hui, cette production reste confidentielle. L’Atelier du Bouilleur, installé dans l’ancienne distillerie coopérative d’Autignac, perpétue notamment cette tradition avec les vins confiés par des vignerons de Faugères. Le vieux patrimoine viticole du Languedoc trouve ainsi une nouvelle vie dans une distillerie artisanale.

Et c’est peut-être ce qui rend la Fine Faugères particulièrement intéressante pour le voyageur curieux. Ici, il ne s’agit pas simplement de goûter une eau-de-vie : derrière le verre se cachent les schistes de l’Hérault, les anciennes distilleries villageoises, les vignerons qui ont refusé de laisser disparaître leur savoir-faire et une histoire vieille de plusieurs générations. Un petit secret du Languedoc, à découvrir avec modération… et surtout avec curiosité.

Le bon Malakoff

Malakoff : la barre chocolatée née d’une bataille et ressuscitée en Lozère

C’est une petite barre chocolatée qui cache une étonnante histoire. Son nom évoque une bataille de la guerre de Crimée, Napoléon III, un célèbre chocolatier stéphanois… et, plus récemment, un artisan du Gard qui a décidé de faire revivre une gourmandise disparue des rayons.

Aujourd’hui fabriqué à Banassac, en Lozère, le Malakoff 1855 continue ainsi une histoire commencée au XIXe siècle. Une véritable madeleine de Proust pour ceux qui se souviennent de son goût de chocolat et de noisette.

⚔️ Une bataille donne son nom à une gourmandise

Nous sommes en 1855, au cœur de la guerre de Crimée. Les troupes françaises et britanniques viennent de remporter la bataille de Malakoff, une victoire décisive lors du siège de Sébastopol.

Pour célébrer l'événement, Napoléon III aurait demandé au chocolatier stéphanois Jean-Louis Pupier d’imaginer une nouvelle gourmandise. Celui-ci crée alors une barre au chocolat et au praliné noisette, enveloppée dans son fameux papier doré.

Le nom de la bataille entre ainsi dans l’histoire de la confiserie française. Pendant plusieurs décennies, le Malakoff connaît un véritable succès et devient une gourmandise familière dans de nombreuses familles.

🍫 Une barre qui finit par disparaître

Au fil du temps, la recette évolue et la fabrication passe entre différentes mains. Le Malakoff connaît notamment son apogée au milieu du XXe siècle, avant de progressivement disparaître face à l’arrivée de nouvelles barres chocolatées industrielles.

Dans les années 1990, la production s’arrête finalement. Pour les anciens amateurs, il ne reste alors que le souvenir de cette barre au chocolat et aux éclats de noisette.

Mais quelques années plus tard, un ancien crêpier d’Alès va entendre parler du Malakoff d’une façon plutôt inattendue.

👨‍🍳 À Alès, un artisan part à la recherche du goût perdu

Son nom : Romain Chollier. Installé dans le Gard, il entend régulièrement ses clients lui dire que sa pâte à tartiner leur rappelle le fameux chocolat Malakoff de leur enfance.

Il décide alors de tenter l’expérience : puisqu’il ne retrouve plus le goût dont ses clients parlent, pourquoi ne pas essayer de le recréer ? Pendant des mois, il multiplie les essais et fait goûter ses différentes recettes.

En 2010, lors du salon MIAM à Alès, son travail rencontre un véritable succès auprès du public. Romain Chollier finit par retrouver une recette qui évoque suffisamment le Malakoff disparu. En 2011, il crée alors Malakoff & Cie et relance la fabrication de la célèbre gourmandise.

🌿 Du Gard à la Lozère, le Malakoff change de maison

L’aventure commence à Saint-Christol-lès-Alès, où Romain et Laurence Chollier développent leur chocolaterie artisanale. Mais pour accompagner le développement de l’entreprise, la production déménage en 2017 à Banassac, en Lozère.

Dans cette ancienne laiterie proche de La Canourgue, la petite barre historique retrouve ainsi une nouvelle vie. Le Malakoff classique côtoie désormais d’autres créations : chocolat noir, chocolat au lait, noisettes, caramel, feuilletine ou encore versions plus originales.

La maison propose également des tablettes, pâtes à tartiner et autres gourmandises chocolatées, tout en conservant au cœur de sa production cette fameuse barre qui a traversé plus d’un siècle et demi d’histoire.

🥰 Une véritable madeleine de Proust du Sud

Il y a quelque chose d’assez amusant dans l’histoire du Malakoff : une victoire militaire remportée en Crimée en 1855 a donné son nom à une confiserie française, avant que cette dernière ne renaisse près d’Alès puis au cœur de la Lozère.

Aujourd’hui, les visiteurs peuvent découvrir la fabrication artisanale de cette spécialité à Banassac et repartir avec quelques barres sous le bras.

Comme quoi, certaines gourmandises ont beau disparaître des rayons, elles ne disparaissent jamais vraiment des souvenirs. Et parfois, il suffit d’un artisan assez passionné pour leur offrir une seconde vie.



Au pays du vin, on a (aussi) de la bière. Dans le Languedoc, bon nombre de passionnés fabriquent leur propre binouze. Preuve de plus de l’essor des brasseurs artisanaux à l’est de l’Occitanie, le département du Gard, où le rouge coule à flots, a lancé sa Route des brasseurs, pour inciter les amateurs de mousse à goûter les breuvages du coin.

Pour l’occasion, 20 Minutes a déniché cinq brasseurs languedociens, qui n’hésitent pas à explorer des sentiers originaux, voire carrément insolites. [...] Lire l'intégralité de l'article
Logo Sud de France

Marque ombrelle née en 2006 de la volonté de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée de soutenir et promouvoir ses vins et ses produits agroalimentaires, la marque Sud de France permet d’identifier, sous une image commune, des produits de qualité, rattachés à un territoire et à une culture. En mars 2017, la marque Sud de France regroupe 2 000 entreprises adhérentes et environ 9 200 produits originaux élaborés dans le respect des traditions et des recettes ancestrales. 

*** france3-regions.francetvinfo.fr ***

La marque Sud de France va-t-elle bientôt disparaître des étiquettes des bouteilles de vin et d’huile d’olive d’Occitanie ? En tout cas, l’INAO (Institut National de Origine et de la qualité, qui accorde et contrôle les signes officiels, NDLR) évoque un problème de conformité avec la réglementation européenne et entend bien faire respecter celle-ci. Une nouvelle qui alarme les producteurs d’Occitanie. Car le règlement européen en matière d’étiquetage précise que seuls les logos AOP (Appellation d’Origine Protégée) ou IGP (Indication Géographique Protégée) peuvent apparaître.. […] Lire l’intégralité de l’article

Oeufs bio languedoc

Dans les années 50, alors qu’il était ouvrier agricole, Gaston Trébuchon, se lance dans l’élevage de poules pondeuses. Il agrandit l’élevage dans les années 60 puis 70 avec l’aide de son fils Jean-François Trébuchon (notre père). A partir des années 1980, la maison Trébuchon élève 30 000 poules. C’est avec le souhait de proposer des œufs authentiques, pondus en élevage de plein air traditionnel. Toujours plus engagés dans un travail de qualité, nécessaire pour préserver le bien-être des animaux, notre environnement et les générations futures, sont élevées maintenant 6000 poules, certifiées biologiques, au pied du Pic Saint Loup. Les poules sont libres de gambader sur un parcours herbeux de 5 hectares. Elles sont principalement nourries avec des céréales. Leur alimentation est 100% végétale et biologique.

*** www.midilibre.fr ***

Pour des pondeuses au pic Saint-Loup, la Maison Trébuchon diversifie ses cultures. Du lever du soleil au coucher, elles s’activent. A picorer les cailloux, gratter la terre… Et elles gloussent comme elles battent des ailes et courent sans se gêner, les poules rousses du pic Saint-Loup, dans leur élevage grand luxe nature.. […] Lire l’intégralité de l’article
Ecolabel Pêche Durable Thon Sète

Pour la première fois en France et dans le monde, des pêcheurs sétois de thon rouge ont reçu l'écolabel "Pêche durable" par FranceAgriMer, cet écolabel récompense les bonnes pratiques de pêche. C'est la première fois qu'il est attribué en France mais aussi dans le monde pour le thon rouge.

*** agriculture.gouv.fr ***

Une première pêcherie française vient de recevoir la certification de l’écolabel public « Pêche Durable ». Il s’agit de Sathoan, la coopérative des pêcheurs de Sète (Hérault). Pour cette première en France, la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA) du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a suivi une pêche côtière thon rouge. Reportage et retour sur le long processus de la mise en place de l’écolabel. « La profession n’a pas bonne presse. Je fais partie de cette jeune génération de pêcheurs qui adopte des gestes éco-responsables pour l’environnement, mais aussi pour le respect de l’espèce », explique Sébastien Fortassier, jeune patron pêcheur de 30 ans fraîchement certifié.. […] Lire l’intégralité de l’article
Domaine de Peyronnet

La 19e édition de Muscats du Monde, organisée par l’association Forum œnologie et la Ville de Frontignan la Peyrade, s’est déroulée les 3 et 4 juillet dernier dans le cadre historique de la maison Voltaire à Frontignan. Pendant 2 jours, des experts internationaux ont évalué 205 vins issus des cépages muscats venus de 19 pays. Des normes de qualité au-delà des standards et des conditions de dégustation optimales ont permis aux 40 jurés de délivrer 68 médailles reconnues comme un critère de sélection fiable.

*** lemouvement.info ***

En se classant 1er du top 10 des meilleurs muscats du monde, le muscat 12 ans d’âge de la cave coopérative décroche une médaille d’or et se place sur le toit du monde ! Le domaine Peyronnet repart avec 2 médailles d’argent et permet aux muscats de Frontignan de rayonner toujours plus ! Pendant 2 jours, des experts internationaux ont évalué 205 vins issus des cépages muscats venus de 19 pays. Des normes de qualité au-delà des standards et des conditions de dégustation optimales ont permis aux 40 jurés de délivrer 68 médailles reconnues comme un critère de sélection fiable. […] Lire l’intégralité de l’article 
Hamburger Duke Baillargues

Du pain de Mauguio, des oignons des Cévennes, du fromage d’Estive, du cochon de Bigorre, bref un hamburger 
du sud ! Il est fabriqué par le chef languedocien, propriétaire d’un food truck et une restaurant street-cantine « Le Duke » à Baillargues, Parc activités aftalion.

*** www.midilibre.fr ***

Jean-Philippe Carrère, son créateur et chef du Duke, vient d'être sacré vice-champion de France de burger. 
Avec son burger Avalanche (voir Midi Libre du 25 mars), Jean-Philippe Carrère, le gérant du restaurant street-cantine Le Duke, fait partie des meilleurs de sa catégorie. Lors de la finale de la coupe de France de burger qui s’est déroulée lundi 1er avril à Paris, il s’est en effet classé 1er pour la région Sud-Ouest, avant d’être sacré vice-champion 2019. La victoire ne s’est jouée qu’à un point, et c’est un léger filet d’huile d’olive qui a fait la différence aux yeux des jurés. […] Lire l’intégralité de l’article
Serres du Languedoc

Quelques agriculteurs se sont rassemblés pour faire naître en Occitanie, une filière de la patate douce. En France, en 2017, 40 000 tonnes de patates douces ont été consommées, dont la grande majorité est importée d’Israël, Egypte, États-Unis, Honduras… Horticulteurs, les Serres du Lodévois produisent depuis deux ans des plants mères de patates douces afin de les commercialiser aux agriculteurs et développer ainsi une filière.

*** sur moncoeurdherault.fr ***

Légume devenu « tendance », la patate douce met de la couleur dans nos assiettes! Une image de produit sain et diététique (riche en vitamine A, faible indice glycémique), recherché par les consommateurs soucieux d’une alimentation plus équilibrée et diversifiée. Cette plante vivace de la famille des convolvulacées très répandue dans les régions tropicales et subtropicales, connait un succès grandissant auprès des consommateurs.. […] Lire l’intégralité de l’article
Liqueur du Languedoc

Plus légère en alcool avec seulement 15% ,  elle procure une sensation de fraîcheur. Peu sucrée (100g de sucre par litre) en comparaison avec les autres crèmes et liqueurs. La Mentheuse est une crème de menthe innovante, qui vient du Languedoc, où elle est distillée à Agdes

*** sur e-metropolitain.fr ***

Distillée en Occitanie depuis avril dernier, la Mentheuse est une crème de menthe originale -comme son nom qui est une superbe trouvaille- qui a été concoctée à Agde. Elle innove en revisitant la recette classique, selon les goûts et les modes de consommation actuels. Presque transparente, les colorants n’étant pas invités dans cette nouvelle formule. La Mentheuse offre une grande puissance aromatique sur la menthe poivrée et une sensation de douce fraîcheur avec seulement 15 degrés d’alcool et le minimum de sucre. Un conseil : à consommer très frais, mais sans placer la bouteille au congélateur. Des glaçons feront l’affaire pour une dégustation au top.. […] Lire l’intégralité de l’article

Noilly Prat

Issu d'une recette créée en 1813 par Joseph Noilly, le vermouth Noilly Prat est élaboré à Marseillan depuis les années 1850. Sa méthode d'élaboration, longue et originale, est unique au monde. Nos vins vieillissent de longs mois dans nos chais puis, pendant un an, en plein air. Ce vieillissement, puis l'assemblage et la lente aromatisation avec les herbes des cinq continents apportent à Noilly Prat son goût puissant, ce bouquet délicat qui en fait l'apéritif des connaisseurs et le secret des plus grands chefs cuisiniers, dans le monde entier.

*** sur .herault-tribune.com ***

En ce début de saison estivale 2018, la Maison Noilly Prat, lieu de production du vermouth réputé, dévoile ses nouveaux espaces après une rénovation hivernale : un musée. Entièrement repensé, un nouvel espace de dégustation, un tout nouveau bar privé dédié aux masterclass et aux ateliers cocktails. Tout a été pensé pour permettre aux visiteurs de vivre un moment unique, immergés dans l’univers de ce vermouth emblématique du patrimoine français ! Depuis sa création, au début du XIXe siècle, ce lieu chargé d’histoire ne cesse d’attirer de plus en plus de visiteurs des quatre coins du globe venus découvrir ses chais centenaires, son savoir-faire et son vermouth réputé, synonyme d’excellence et de précision. C’est plus de 60 000 épicuriens, férus d’histoire également, qui viennent, chaque année, découvrir plus de 200 ans d'héritage de La Maison Noilly Prat.. […] Lire l’intégralité de l’article

Brasserie biterroise

Au cœur du Languedoc, entre Montagne Noire et Méditerranée, la Brasserie Alaryk située à Béziers (à proximité du site des Neufs Écluses) vous propose sa gamme de bières 100% biologiques, locales et responsables, labellisées origine France Garantie et Sud de France. Vous y trouverez des bières blondes, blanches et ambrées. 

*** sur latribune.fr ***

Primée quinze fois pour ses bières artisanales 100 % bio, la brasserie biterroise Alaryk, créée en juin 2016, va investir 4,5 M€ pour accélérer son développement. Outre le renforcement de son outil de production, l'entreprise cible le segment des bières sans alcool. Depuis sa création, il y a à peine deux ans, c'est une pluie de médailles qui a distingué l'ensemble de la gamme (huit bières artisanales bio sans additifs) de la brasserie Alaryk implantée à Béziers. Pas moins de 15 médailles dont un prix aux World Beer Awards 2017 qui ont consacré l'Alaryk Brune Bio meilleure bière française dans sa catégorie, une médaille d'or mondiale au Brussels Beer Challenge, trois médailles d'or, d'argent et de bronze au Concours général Agricole de Paris, et dernièrement six médailles au Concours International de Lyon. […] Lire l’intégralité de l’article

French Truck Nicolas

La 3ème Coupe de France du Burger 2018 s'est terminée le 04 avril. C'est un nouveau record pour le concours organisé par Socopa qui enregistre 275 participants pour l'édition 2018 ! Après 110 participants en 2016, puis 170 en 2017, le burger continue d'assoir sa position de leader (près d’un repas sur 3 consommés en restauration commerciale est un burger ! Plus d’un milliard de burgers ont ainsi été mangés en 2016 en France, soit une progression de l’ordre de 10% par an) 45% des candidats sont issus de brasseries, restauration traditionnelle ou gastronomique, 36% des candidats sont issus de restaurants de burgers et de restauration rapide, 16% des candidats sont issus de restauration Food Trucks. Et le grand gagnant est... Nicolas Willaule avec son burger Childhood, chef pâtissier et créateur du French Truck Nicolas, à Codolet et à Roquemaure dans le Gard (30).

*** sur 20minutes.fr ***

Comme la Coupe de France de football, la Coupe de France du Burger met aux prises amateurs chevronnés et vrais professionnels venus de toute la France. Il y avait 275 candidats inscrits à ce concours organisé par la marque de viande Socopa. Ils étaient 25 présélectionnés pour les cinq finales régionales ce mercredi matin au salon du Sandwich et Snack Show à la Porte de Versailles, à Paris. Et plus que cinq candidats pour se disputer la finale nationale, à 16h30 tapantes… … […] Lire l’intégralité de l’article

Muscat de Lunel

Produit sur le territoire de quatre communes du département français de l'Hérault (Lunel, Lunel-Viel, Saturargues et Vérargues). Le muscat de Lunel est protégé par une appellation d'origine depuis1943. Le vignoble est implanté sur des coteaux peu élevés. La proximité de la mer, génératrice d’humidité, permet au raisin de supporter les fortes chaleurs estivales et de mûrir dans de bonnes conditions.

*** sur www.lindecapant.fr ***

Le muscat de Lunel vient une nouvelle fois d’être distingué au Salon International de l’Agriculture grâce à une médaille d’or ainsi que deux d’argent, décernées respectivement au Château Tour de Farges, au château de la Devèze et à l’IGP Pays d’Oc. Je tiens à féliciter chaleureusement les producteurs de ces AOC et IGP qui font du Lunellois une vitrine d’excellence et de savoir-faire en matière d’art de vivre à la française. Grâce à leur travail d’une exceptionnelle qualité, les vignerons lunellois contribuent à redorer, passionnément, le blason de notre commune. […] Lire l’intégralité de l’article
ferme des Homs

Cherchant un « projet de vie » de deux narbonnais, Marion et Romain, ont pris la suite en 2016 d’un couple en retraite  arrivés dans les années 70 au Larzac, qui après avoir mené une activité d’élevage ont progressivement mis en terre et fait pousser leur passion pour les plantes aromatiques, élaborant d’abord des tisanes, puis des apéritifs et des condiments. 

*** sur france3-regions ***

Thym, romarin, lavande, fenouil, camomille.... Sur un hectare, une vingtaine de plantes sont cultivées à la ferme des Homs, sur le plateau du Larzac, en Aveyron. Ils seront transformés en sirops, en vinaigres, en sels ou en apéritifs, comme le pastis, qui a fait le succès de cette petite exploitation atypique.
La ferme des Homs est en effet née pendant la lutte contre l'extension du camp militaire dans les années 1970 sur l'idée un peu folle de produire du pastis sur le plateau. […] Lire l’intégralité de l’article
AOC Bordeaux

Sous prétexte que l’AOC Bordeaux est plus cher, ce serait le vin bordelais qui aurait subit le plus grand préjudice pour son image. Désolé mais les vins du Languedoc aussi ! D’ailleurs aucun journaliste dans cette affaire ne nous précise de quel vin du Languedoc il s’agissait. Pour écouler autant de vin sans attirer l’attention des papilles du consommateur, il ne devait pas être si dégueulasse en bouche. A vous de juger !

*** sur 20minutes.fr ***

L’arnaque est de grande ampleur. Les douanes ont ouvert une enquête sur un système de fraude supposé qui aurait permis de faire passer plus de 4.000 hectolitres de vin en vrac produit dans le Languedoc pour des appellations du vignoble bordelais, via des faux documents. Selon  le site spécialisé Vitisphère qui a révélé l’affaire fin novembre, cette fraude aurait été orchestrée entre 2012 et 2014 par une société de négoce de Libourne en Gironde, ayant depuis cessé son activité. Elle est soupçonnée d’avoir brouillé la traçabilité des lots de vin en falsifiant les documents administratifs de départ et d’arrivée. Le trafic porterait au total sur 4.200 hectolitres de vins, produits dans le Languedoc mais à partir de cépages présents également dans le Bordelais, qui auraient été modifiés frauduleusement en Bordeaux, Pomerol, Margaux ou Saint-Julien. Des crus achetés ensuite par « les plus grands noms de la place de Bordeaux » à des prix bien supérieurs à ceux du vin en vrac languedocien, écrit Vitisphère. […] Lire l’intégralité de l’article
boutique du Languedoc