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 Moulin de Grattegals

Le moulin de Grattegals : en Cévennes, l’eau fait encore tourner l’histoire

C’est un petit chemin au bord du Tarnon, quelque part entre Florac et les paysages sauvages des Cévennes. Et puis, au détour de la rivière, apparaît le hameau de Grattegals et son étonnant moulin à eau. Ici, rien de spectaculaire en apparence. Pourtant, derrière ses murs se cache une histoire vieille de plusieurs siècles et un savoir-faire qui n’a jamais complètement disparu.

Le moulin de Grattegals est aujourd’hui l’un des rares moulins de Lozère encore en fonctionnement. Son histoire est attestée au moins depuis le début du XVe siècle, et le site apparaît également dans les documents cadastraux de 1641. Après avoir cessé son activité régulière en 1984, il a été progressivement remis en route à partir de 2004 par son propriétaire, descendant d’une famille de meuniers.

💧 Ici, c’est le Tarnon qui commande

Le secret du moulin est aussi simple qu’ingénieux : utiliser la force de l’eau. Un seuil installé sur le Tarnon permet de détourner une partie de la rivière vers un béal, un canal d’environ 250 mètres qui longe le hameau avant d’amener l’eau jusqu’au moulin.

L’eau arrive ensuite dans une grande réserve appelée « gourgue », avant d’être dirigée vers le mécanisme hydraulique. Le meunier doit alors jouer avec les vannes et le débit pour obtenir suffisamment de puissance sans perturber le fonctionnement naturel de la rivière. Un travail de précision qui dépend directement des caprices du climat cévenol.

🌾 Des gestes qui ont traversé les générations

Autrefois, le moulin ne servait pas seulement à produire de la farine de blé. Deux meules permettaient de travailler différentes céréales, tandis qu’une autre était utilisée pour les châtaignes et l’huile de noix. Le site était également intégré à toute l’organisation agricole du hameau : le béal servait à la fois au moulin et à l’irrigation des terres.

Aujourd’hui, le geste reste étonnamment proche de celui des anciens meuniers. Le grain descend jusqu’à la meule de pierre, puis la mouture est remontée vers le système de tamisage. Le réglage de la meule, le débit de l’eau ou encore le choix du tamis sont autant de détails qui demandent de l’expérience.

🥖 Une farine qui voyage… mais pas très loin

Le moulin travaille notamment à façon pour des particuliers et des professionnels. Des boulangers viennent y faire moudre leurs céréales et la farine produite provient de cultures situées dans un rayon relativement proche. Le Parc national des Cévennes présente d’ailleurs le moulin comme un exemple de production locale reposant uniquement sur l’énergie de l’eau du Tarnon.

En 2025, le moulin produisait ainsi environ 12 tonnes de farine de blé tendre par an. Son fonctionnement reste toutefois soumis au rythme de la rivière : il tourne principalement d’octobre à mai et doit s’arrêter lorsque les conditions hydrologiques deviennent défavorables, notamment lors des périodes d’étiage ou de crues.

🌿 Une parenthèse hors du temps dans les Cévennes

Pour découvrir Grattegals, il faut quitter les grands itinéraires et suivre le chemin qui longe le Tarnon. Le cadre fait partie de l’expérience : rivière, rochers, châtaigniers, anciens murs en pierre et terrasses agricoles racontent à leur manière la vie de ces vallées cévenoles.

Et puis il y a le bruit de l’eau. Celui qui, depuis des siècles, accompagne le travail des hommes. À Grattegals, le moulin n’est pas seulement un bâtiment ancien : c’est une machine vivante, entièrement dépendante de la rivière et de ceux qui savent encore la faire fonctionner. Une petite merveille du patrimoine cévenol, où l’on comprend qu’il suffit parfois d’un filet d’eau pour faire tourner… plusieurs siècles d’histoire.

 Jeans de Nîmes


Denim : cette étonnante histoire du jean qui aurait commencé à Nîmes

Vous portez peut-être un morceau de Nîmes sans le savoir. Chaque fois que vous enfilez un jean, vous utilisez un tissu dont le nom est traditionnellement associé à la capitale du Gard. Denim serait en effet issu de « de Nîmes », autrement dit une étoffe provenant de Nîmes.

L’histoire est belle, presque trop belle pour être totalement simple. Car si le lien entre le mot denim et Nîmes est largement admis, le tissu qui portait autrefois ce nom n’était pas encore le denim de coton de nos jeans modernes. Et c’est justement ce qui rend cette histoire si étonnante.

🧵 Nîmes, une grande ville du textile

À partir de l’époque moderne, Nîmes devient un important centre textile du Languedoc. La ville et sa région développent une activité de fabrication et de commerce d’étoffes destinées à être vendues bien au-delà du territoire.

Parmi ces productions figure une serge associée à Nîmes. Le mot « serge » désigne une étoffe caractérisée par son armure en diagonale, la même famille de tissage qui donnera plus tard son aspect si reconnaissable au denim.

Mais attention : la serge de Nîmes des siècles passés n’était pas nécessairement fabriquée en coton. Les sources historiques et même Levi’s précisent que le tissu associé aux premières mentions du denim était constitué d’un mélange de laine et de soie. Le denim 100 % coton que nous connaissons aujourd’hui apparaît plus tard.

🔵 Comment « de Nîmes » serait devenu « denim »

C’est ici que l’histoire devient particulièrement amusante. Dans le vocabulaire du commerce textile, les étoffes pouvaient être désignées par leur lieu d’origine. Une « serge de Nîmes » aurait ainsi donné progressivement une forme abrégée correspondant à « de Nîmes », puis « de Nim » dans certaines sources.

De là viendrait le mot anglais denim. Levi Strauss & Co. elle-même présente cette étymologie comme l’origine traditionnelle du terme, tout en rappelant que le tissu de l’époque était différent du denim de coton actuel.

Il faut donc distinguer deux histoires : celle du nom, fortement rattaché à Nîmes, et celle du tissu, dont l’évolution s’est poursuivie en Angleterre puis aux États-Unis.

👖 Et puis arrive Levi Strauss

Levi Strauss, immigré bavarois installé à San Francisco, ouvre son commerce en 1852, au moment de la ruée vers l’or. Il comprend rapidement que les travailleurs ont besoin de vêtements particulièrement résistants.

Avec le tailleur Jacob Davis, il va perfectionner le pantalon de travail en renforçant ses points les plus fragiles avec des rivets en cuivre. Le 20 mai 1873, leur invention est officiellement protégée par un brevet américain. C’est cette date que Levi’s considère comme celle de naissance du blue-jean.

Le jean moderne est donc bel et bien une création américaine. Mais son tissu porte dans son nom la mémoire d’une vieille tradition textile française. C’est tout le paradoxe : le vêtement est américain, mais son nom pourrait bien avoir voyagé depuis Nîmes.

🌍 Du Languedoc aux quatre coins du monde

En quelques décennies, le pantalon de travail va quitter les mines et les ateliers pour devenir un vêtement mondial. Le denim, désormais essentiellement en coton, est produit à grande échelle et le bl

couteau camargue

Par amour des traditions camarguaises, il ouvre en 1992 sa coutellerie à Bezouce et possède aujourd'hui pas moins de 6 marques de couteaux. Didier Lascombe a reçu un diplôme de Qualité de Maître Artisan en métier d'Art qui récompense son savoir-faire lors du 3e salon Lames d'Oc les 7 et 8 juillet à Marguerittes. 

Confectionné à partir des matériaux nobles tels que la corne, le bois d'olivier et différentes essences de bois propres à la Camargue, il est un compagnon des gardians.

Les Marteaux de Gellone

Pour sa 2ème édition dans le somptueux site de Saint-Guilhem-le-Désert, le festival a été baptisé « Les Marteaux de Gellone / Fabrique de musiques médiévales ». Il associe concerts, journées d’études, conférences, ateliers, exposition et salon d’archéo-lutherie. Le public, accueilli sur l’ensemble des actions, peut ainsi rencontrer de manière conviviale artistes, chercheurs et archéo-luthiers.

*** sur cimmducielauxmarges.org ***

Dans le cadre du Festival Les Marteaux de Gellone – Fabrique de musiques médiévales, le CIMM organise son premier salon d’archéo-lutherie les 26 et 27 mai 2018 à Saint-Guilhem-le-Désert. Ce salon permet aux archéo-luthiers d’exposer et proposer à la vente leurs instruments, d’échanger entre eux et avec le public sur leur métier, et leur donne la possibilité de présenter leurs travaux de recherche et de restitution. Le CIMM souhaite encourager la reconnaissance du métier d’archéo-luthier en permettant à tous les publics de le découvrir ou le redécouvrir. Choisir d’associer ce salon au festival s’est révélé une évidence. Les musiciens qui donneront les concerts feront résonner les instruments restitués par des archéo-luthiers. Cet événement se veut être un véritable vecteur de rassemblement pour l’ensemble des professionnels des musiques médiévales, musiciens, luthiers, chercheurs.… […] Lire l’intégralité de l’article

Fête des Vieux Métiers

La Maison Cévenole organisera sa traditionnelle Fête des Vieux Métiers le dimanche 8 Juillet, de 9h à 19h sur la place du Quai à St Gervais sur Mare. Les techniques des anciens artisans du village (cercliers, cloutiers, …) aujourd’hui abandonnées, ainsi que de nombreux savoir-faire (tourneur, cordonnier, vitrailliste, maréchal ferrant…) seront publiquement démontrés sur la place du village. Egalement, grand marché du terroir et de l’artisanat, avec de nombreuses possibilités de restauration sur place, projections de films anciens, animations pour les enfants.

*** sur herault.news ***

La Maison Cévenole organise sa traditionnelle Fête des Vieux Métiers le dimanche 8 Juillet, de 9h à 19h sur la place du Quai à St Gervais sur Mare. Les techniques des anciens artisans du village  (cercliers, cloutiers, …) aujourd’hui abandonnées, ainsi que de nombreux savoir-faire (tourneur, cordonnier, vitrailliste, maréchal ferrant…) seront publiquement démontrés sur la place du village. […] Lire l’intégralité de l’article
Guilhem VIII

Avec un simple document, le centre de musiques médiévales aidé financièrement par les mairies de Montpellier et de Saint-Guilhem le désert, de l'université de Paul Valéry et de la Banque populaire du Sud a décidé de tenter la reconstitution de la harpe dont jouait le Seigneur Guilhem VIII, présente sur les armoiries de Montpellier. 

*** sur lefigaro.fr ***

Le seigneur Guilhem VIII de la riche dynastie montpelliéraine des Guilhem était un amoureux des arts. On se pressait à sa cour montpelliéraine où il invitait artistes, comédiens, et saltimbanques dont les deux plus connus de l'époque, Arnaud de Mareuil et Folquet de Marseille. Hélas, peu d'archives retracent ce foisonnement artistique. Cependant, dans un document officiel de 1192 conservé aux archives de la ville qui valide la vente d'une terre faite par sa cousine, on découvre en bas du texte, un sceau avec son portrait faisant foi. Sur son recto, Guilhem VIII est représenté en guerrier comme c'était d'usage à l'époque avec épée et bouclier, mais fait surprenant, au verso il apparaît jouant de la harpe. «Une représentation rare», explique Christine Feuillas la responsable des archives.. […] Lire l’intégralité de l’article

groupe OC

La Salle de spectacle Zinga Zanga de Béziers localisée à Montflourès (à l’ouest de Béziers) accueillera le jeudi 14 décembre 2017 pour la sortie de son album « Héritage » le groupe OC. Rdv à 20h30.

*** sur groupe-oc.com ***

Avec "HERITAGE", Christian Salès et le groupe OC reviennent aux sources de la culture occitane sans artifice. Dix-huit ans après son premier opus, OC rappelle ainsi la grande richesse livrée par les troubadours du Moyen Âge. Ici, l'électronique est au service des instruments acoustiques, les mélodies ajustées au sens premier de textes faisant sens historique et littéraire. Par cette démarche volontairement intimiste, appuyé par les travaux éclairés d'Anne Brenon, Christian Salès poursuit sa quête d'authenticité au plus profond de ses racines : celles de l'Occitanie et de sa culture.. […] Lire l’intégralité de l’article
maître charbonnier du Languedoc

Un des dernier maître charbonnier du Languedoc. Il s’appelle Martial Acquarone et exerce sa passion dans son village de Ste-Croix-de-Quintillargues au pied du Pic Saint Loup. Il perpétue une tradition de ces immigrés italiens venus près la Première Guerre mondiale pour exploiter la garrigue qui n’était jusque-là que le domaine des bergers. Il tient aussi un blog de son activité : www.altimara.eu/blog/

*** sur francebleu.fr ***

Martial Acquarone est charbonnier à Ste-Croix-de-Quintillargues, au nord de Montpellier. Il fait vivre aujourd'hui un métier hérité de l'âge de fer ! Photographe de formation, il nous explique pourquoi il a choisi ce métier hors-du-commun. […] Ecouter son interview audio
santons à Lunel

Le club taurin La Cocarde propose sa 34ème édition de l'exposition des Santons de Provence. C’est le rendez-vous habituel du mois de décembre à l’Espace Louis Feuillade de Lunel.

*** e-metropolitain.fr ***

Des milliers de santons de Provence vont débarquer à Lunel dès vendredi 1er décembre -vernissage- pour la 4ème édition de l’exposition qui se tiendra du samedi 2 au dimanche 24 décembre à l’Espace Louis Feuillade. C’est un événement, une tradition, un moment très attendu, qui épouse si bien la magie de Noël.
On pourrait même dire que le rendez-vous du mois de décembre à l’Espace Louis Feuillade est une institution tant les générations se succèdent pour voir et revoir les magnifiques personnages et animaux qui font la beauté et la richesse des crèches de Noël. Organisée par le club taurin La Cocarde avec le soutien de la Ville, l’exposition des santons de Provence rassemble les foules qui viennent admirer le savoir-faire des maîtres santonniers de la région. […] Lire l’intégralité de l’article
fourche de Sauve

Fabriqués à Sauve (entre Montpellier et Uzès), la fourche s’exporte grâce à sa renommée : son bois de micocoulier. Il a la particularité d'émettre à l'aisselle de chaque feuille trois bourgeons qui forment entre eux comme une sorte de fleur de lys. En coupant un jeune rameau de trois ans juste au-dessus des trois bourgeons, on obtient trois fourchons de longueur et de grosseur à peu près égales : c'est la future fourche qui se forme. Il existe même un musée à Sauve (conservatoire) où l’histoire de cette instrument est expliqué : www.piemont-cevenol-tourisme.com

*** sur midilibre.fr ***

L'atelier expédie une commande au pays du Soleil Levant. Quand la fourche de Sauve part à la conquête du pays du Soleil Levant. Le Conservatoire de la fourche prouve une fois de plus que cet outil ancestral à encore de l'avenir. En effet, c'est une commande de deux douzaines de fourches grandes et moyennes soigneusement empaquetées par Laurence, l'hôtesse du conservatoire, et Mickaël, le réblacaïre (élagueur) qui assure la culture des “fourcheraies”, qui a pris la direction du Japon mercredi 11 octobre. C'est une entreprise spécialisée dans l'import-export de produits originaux pour la décoration des boutiques qui, séduite par la particularité de ses fourches, a passé cette commande. Il faut compter entre 6 et 8 ans pour obtenir un produit fini. Après un suivi régulier des souches de micocouliers, on obtient ces fourches qui se déclinent en trois versions : grandes, moyennes et petites, suivant un savoir faire vieux de plus de huit siècle […] Lire l’intégralité de l’article
Groupe de musique OC

Le DVD du spectacle « Lumina » dans le cadre du festival de Carcassonne cet été est en vente. Ce subtil mélange de danses, chants et musiques occitanes animés de jeux de lumières par le Groupe OC raconte l'histoire occitane avec des techniques du monde moderne d'aujourd'hui en préservant les instruments de l'époque.

*** sur groupe-oc.com ***

Lumina, c'est l'histoire d'un livre, d'un grimoire. Un vieil ouvrage hérité du Moyen Âge recelant bien des secrets... C'est surtout l'intrigue du dernier spectacle du Groupe OC qui, par sa découverte, invite à pénétrer dans l'imaginaire médiéval.  L'astrologie, l’alchimie, la magie et les mythes sont ici mêlés aux connaissances. Le réel et le poétique, le monde concret et l’imagination se confondent... Les animaux familiers rejoignent  les dragons et les licornes... Et le rêve des hommes est ainsi transporté. Ce voyage dans le temps, le Groupe OC, inspiré par les troubadours, l'a mis en scène par le biais des technologies modernes. Une grande fresque médiévale. Il ne reste plus qu'à tourner les pages. […] Lire l’intégralité de l'article
Prom'aude de Lézignan

Promaude c’est tous les ans, à la Pentecôte. Retrouvez les produits du terroir, les vins, ainsi que de nombreuses animations ! La plus grande vitrine des terroirs et savoir-faire audois vous invite à découvrir dans une ambiance festive, toutes les richesses du département. Autour des produits du terroir, lo País catar festeja ! de nombreuses animations sont prévues. 

*** sur ladepeche.fr  ***

Aujourd'hui encore sur le site de Gaujac à Lézignan-Corbières, les meilleures productions audoises sont à l'honneur et se laisseront déguster sans modération. Petite visite gourmande. Depuis 28 ans, Prom'Aude érige la gourmandise au rang d'art de vivre et les allées de la foire regorgent de tentations pour les papilles. Vignerons, maraîchers, apiculteurs, éleveurs, restaurateurs... affinent sans cesse leur savoir-faire pour relever le défi de l'excellence. Afin de sublimer le savoureux fruit de leur travail, Prom'Aude met les petits plats dans les grands : aujourd'hui encore, les meilleures productions audoises sont à l'honneur et se laisseront déguster sans modération. L'aventure gustative, c'est la promesse de la dégustothèque de vins (1), un lieu désormais incontournable à Prom'Aude : au bar des trois couleurs, on peut découvrir une collection de grands vins du Languedoc ou encore perfectionner son potentiel de dégustateur averti avec Michel Cano, ancien de la Chambre d'agriculture, et les étudiants en œnologie de Toulouse.. […] Lire l’intégralité de l’article
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