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Davalada, Halloween languedocien

Martror : l’étrange fête des morts qui renaît en Occitanie

Bien avant Halloween, l’Occitanie avait déjà son étrange fête des morts. Son nom : Martror. Le mot occitan désignait autrefois la Toussaint, le 1er novembre, et apparaît régulièrement dans les textes médiévaux. Derrière ce nom se cache une période particulière du calendrier, lorsque l’automne bascule vers l’hiver et que les vivants se tournent symboliquement vers leurs morts.

Mais contrairement à une idée souvent répandue, Martror n’est pas simplement un « Halloween occitan ». C’est une tradition beaucoup plus ancienne et plus complexe, mêlant calendrier agricole, croyances populaires, christianisme et rites autour de la mémoire des disparus.

🕯️ Quand les morts avaient leur place parmi les vivants

Dans les anciens textes occitans, Martror désigne la fête de la Toussaint. Le terme vient de l’idée de « fête des martyrs » et constitue pendant des siècles un important repère dans le calendrier du Midi.

Le début du mois de novembre correspond à une période charnière : les jours raccourcissent, les travaux agricoles changent de rythme et l’hiver approche. Dans les croyances populaires, cette période était aussi propice aux relations symboliques entre le monde des vivants et celui des morts.

Dans certaines régions des Pyrénées, les enquêtes ethnographiques du XXe siècle ont ainsi recueilli des témoignages de pratiques destinées à honorer les défunts. On pouvait notamment laisser de la nourriture ou faire brûler une bûche durant la nuit. L’idée était autant de se souvenir des ancêtres que de symboliquement réchauffer leurs âmes.

🌑 Un mois sombre… mais aussi un nouveau départ

Ce qui est fascinant avec Martror, c’est que cette période consacrée aux morts correspondait également à un moment de renouveau. Dans le monde rural occitan, le calendrier agricole continuait son cycle : labours, semailles et préparation de la nouvelle année.

Une ancienne expression occitane disait ainsi : « De Sant Miquèl a Martror i a un mes laborador » — de la Saint-Michel à Martror, il y a un mois pour travailler la terre. Martror marquait donc aussi la fin d’un cycle et le commencement d’un autre.

Dans les textes médiévaux, l’expression « de Martror en Martror » pouvait même désigner une année entière. La Toussaint constituait alors un véritable repère dans la vie économique et sociale : échéances, loyers, contrats et travaux agricoles pouvaient être fixés d’une fête de Martror à l’autre.

⛪ Quand l’Église donne une nouvelle dimension à la fête

La période autour de Martror va progressivement prendre une dimension chrétienne. La fête de tous les saints est fixée au 1er novembre dans la chrétienté latine au cours du Moyen Âge, tandis que le 2 novembre devient ensuite la journée consacrée à la commémoration des fidèles défunts.

Dans les campagnes occitanes, les anciennes croyances et les pratiques chrétiennes ont parfois coexisté. Les enquêtes ethnographiques ont conservé la trace de nombreuses coutumes : offrandes de nourriture, bougies, bûches brûlées toute la nuit ou encore cérémonies destinées à financer des messes pour les morts.

Dans le Rouergue, notamment autour de Saint-Geniez-d’Olt, une ancienne pratique de vente aux enchères pour les âmes a ainsi conservé le principe d’offrandes alimentaires. Les bénéfices servaient à faire célébrer des messes pour les défunts de la paroisse.

🔥 À Pézenas, Martror revient dans les rues

Aujourd’hui, le nom de Martror connaît une étonnante renaissance, notamment à Pézenas. Depuis les années 2000, le Théâtre des Origines puis le Collectif Temporadas ont travaillé à recréer un rituel festif autour de la fête des morts, en s’appuyant sur des recherches consacrées au patrimoine culturel immatériel régional.

La fête prend alors une forme spectaculaire : déambulation, musique, costumes, personnages fantastiques et symboles liés au passage entre les saisons et entre le monde des vivants et celui des morts. Le Martror contemporain de Pézenas clôt ainsi le cycle annuel des Temporadas.

On y retrouve des figures inquiétantes ou fantastiques de l’imaginaire occitan : sorcières, fées, squelettes, dracs et autres créatures. Mais derrière le spectacle, l’objectif reste de faire revivre une mémoire collective et de questionner les anciennes traditions liées au passage de l’automne à l’hiver.

🎭 Halloween ou Martror ?

L’arrivée massive d’Halloween en France dans les années 1990 a paradoxalement contribué à remettre en lumière certaines traditions locales autour de la Toussaint. Dans plusieurs territoires occitans, le besoin de raconter autrement cette période de l’année a favorisé un regain d’intérêt pour les anciens rites.

Mais Martror ne se résume pas à une version régionale d’Halloween. Là où la fête américaine s’est construite autour des déguisements, des citrouilles et de la collecte de bonbons, Martror plonge ses racines dans le calendrier occitan, la mémoire des morts et le rythme de la vie rurale.

C’est peut-être ce qui rend cette tradition si fascinante : au lieu de seulement faire peur aux morts, on leur faisait autrefois une place dans la maison, autour du feu et à table. Et aujourd’hui encore, dans les rues de Pézenas, cette vieille mémoire revient chaque automne sous une forme nouvelle.

Alors, si vous êtes dans l’Hérault au début du mois de novembre, ouvrez l’œil. Derrière les fêtes modernes d’Halloween se cache une autre histoire, profondément enracinée dans le Midi : celle de Martror, la mystérieuse fête occitane où l’on se souvenait que les morts avaient, eux aussi, leur place parmi les vivants.

Valentin Casenove

Il aura fallu attendre la nuit pour connaître le vainqueur. Lundi 24 août 2026, dans le Cadre Royal de Sète, Valentin Casenove a remporté le Grand Prix de la Saint-Louis, le rendez-vous le plus prestigieux des joutes nautiques languedociennes.

Le Sétois, sociétaire de la Lance Amicale Sétoise, décroche ainsi son premier Grand Prix chez les lourds, au terme d'une soirée complètement bouleversée par un violent orage.

⚓ Une tradition vieille de près de trois siècles

À Sète, les joutes ne sont pas un simple spectacle estival. Elles font partie de l'identité de la ville depuis ses débuts : les premières joutes sétoises remontent à 1666, l'année de l'inauguration du port.

Le Grand Prix de la Saint-Louis, lui, existe depuis 1743. Depuis près de trois siècles, les meilleurs jouteurs se retrouvent donc sur le canal Royal pour tenter d'inscrire leur nom au prestigieux palmarès.

⛈️ Un tournoi interrompu par l'orage

Cette édition 2026 restera longtemps dans les mémoires. Alors que le tournoi des lourds battait son plein, un violent orage s'est abattu sur Sète en début de soirée.

Les affrontements ont été interrompus pendant plus de deux heures. Le matériel de retransmission de la Ville a notamment été endommagé par les intempéries. Après une réunion entre les organisateurs, les sociétés de joutes, les secours et les autorités, la compétition a finalement pu reprendre vers 21 heures.

Vendémian Tambourin

Il suffit parfois d’un petit village pour devenir une grande terre de sport. À Vendémian, dans la vallée de l’Hérault, le jeu de balle au tambourin est bien plus qu’une simple activité sportive : c’est une véritable tradition locale. Et en septembre 2026, le club a écrit une nouvelle page de son histoire en réalisant un incroyable triplé national.

En l’espace d’un week-end, Vendémian a remporté les titres de Champion de France de Nationale 1 masculine, de Nationale 2 masculine et de Nationale 1 féminine. Une performance exceptionnelle pour ce village de la Vallée de l’Hérault.

🥁 Un sport qui ne ressemble à aucun autre

Le tambourin est un sport spectaculaire, directement issu d’une tradition ancienne du Languedoc. Deux équipes s’affrontent sur un terrain extérieur en essayant de renvoyer une balle à l’aide d’un instrument circulaire ressemblant à un tambourin.

Le principe paraît simple, mais les échanges peuvent devenir extrêmement rapides. Placement, puissance, précision et anticipation sont indispensables pour prendre l’avantage. Dans plusieurs villages de l’Hérault, les terrains de tambourin font encore partie du paysage quotidien.

Vendémian appartient justement à ces villages où le tambourin possède une place particulière. La communauté de communes de la Vallée de l’Hérault présente d’ailleurs ce sport comme une véritable tradition sportive du territoire.

🏆 Vendémian champion de France après un final complètement fou

Le dimanche 13 septembre 2026, Vendémian affrontait Cazouls-d’Hérault en finale de Nationale 1 masculine. Devant son public, l’équipe vendémianaise a longtemps mené la rencontre : 6-4, puis 8-5 et encore 12-11.

Mais Cazouls est revenu à 12-12, poussant les deux équipes dans un ultime jeu décisif. Au terme de ce suspense, Vendémian a finalement décroché le titre sur le score de 13-12.

Une victoire d’autant plus symbolique qu’elle a été obtenue à domicile, devant plus de 300 spectateurs. Le jeune capitaine Clément Lafon, accompagné notamment de Douglas Galant, Marius Gay, Jebril Vessière et Maxime Bourniquel, pouvait alors soulever le trophée.

🥇 Et ce n’était que le début du week-end

Car Vendémian avait déjà frappé fort la veille. En finale de Nationale 2 masculine, le club s’était imposé 13-7 face à Gignac, ajoutant un premier titre national à son palmarès du week-end.

Puis les féminines ont complété la moisson. Leaders de la poule des championnes de Nationale 1, elles ont décroché le titre malgré leur défaite 13-10 contre Notre-Dame-de-Londres lors de la dernière journée : les dix jeux remportés leur suffisaient pour conserver la première place et devenir championnes de France.

🌿 Un village qui porte haut les couleurs du tambourin

Ce triplé raconte finalement quelque chose de plus grand que trois simples trophées. À Vendémian, le tambourin fait partie de cette culture sportive très particulière de l’Hérault, où des villages de quelques centaines d’habitants peuvent posséder des équipes évoluant au plus haut niveau national.

Le palmarès fédéral montre d’ailleurs que Vendémian fait partie depuis longtemps des clubs importants du championnat de France. Le village avait déjà remporté plusieurs titres nationaux masculins, notamment en 2018, 2016, 2006, 2005 et 2003.

Mais trois titres nationaux réunis sur le même week-end donnent une toute autre dimension à cette histoire.

☀️ Quand le tambourin raconte le Languedoc

Pour qui découvre la Vallée de l’Hérault, le tambourin est aussi une étonnante porte d’entrée vers une tradition typiquement languedocienne. Ici, les terrains, les rencontres et les compétitions font partie du décor, au même titre que les vignes, les villages de pierre et les paysages méditerranéens.

Et en 2026, Vendémian a frappé trois fois. Trois titres de champions de France en un seul week-end : une performance qui permet désormais au petit village héraultais de revendiquer une place toute particulière dans l’histoire du tambourin français.

Platane Saint Guilhem


Le Roi Platane de Saint-Guilhem-le-Désert : un arbre remarquable au cœur de l’Hérault

Il suffit d’arriver sur la place de la Liberté pour le remarquer. Avant même de pousser les portes de l’ancienne abbaye de Gellone, le regard est attiré par un immense platane qui déploie ses branches au-dessus de la place. À Saint-Guilhem-le-Désert, tout le monde le connaît : c’est le « Roi Platane ».

Avec son tronc de plus de 6 mètres de circonférence et ses quelque 20 mètres de hauteur, cet arbre monumental est devenu un véritable élément du paysage du village. Planté au lendemain de la Révolution de 1848 selon la tradition locale, il a reçu en 2020 le prestigieux label « Arbre remarquable de France ».

🌳 Un arbre planté pour célébrer la République

L’histoire du Roi Platane commence au milieu du XIXe siècle. La tradition veut qu’il ait été planté en 1848, année de naissance de la Deuxième République, comme beaucoup d’« arbres de la liberté » apparus alors dans les villages français.

Mais l’histoire possède ici une petite part de mystère. Un panneau fixé sur le tronc indique en effet la date du 21 janvier 1855. Plusieurs sources continuent néanmoins à retenir 1848 comme date de plantation. Quoi qu’il en soit, le platane a aujourd’hui largement dépassé le siècle et demi.

Au fil des générations, il est devenu bien davantage qu’un simple arbre planté sur une place. Il est désormais intimement associé à l’image de Saint-Guilhem-le-Désert.

👑 Pourquoi l’appelle-t-on le « Roi Platane » ?

Son surnom lui va plutôt bien. Ses dimensions impressionnent, mais c’est surtout son emplacement qui lui donne une présence particulière. Le platane se dresse pratiquement face à l’entrée de l’ancienne abbaye de Gellone, au cœur d’un village médiéval installé dans l’étroite vallée du Verdus.

Ses grandes branches forment une véritable toiture végétale au-dessus de la place. En été, lorsque Saint-Guilhem accueille les visiteurs venus découvrir l’abbaye et les gorges de l’Hérault, son ombre devient particulièrement appréciée.

Le Roi Platane est aussi associé à une étonnante légende locale. On raconte qu’un âne attaché à son tronc aurait été emporté par une crue du Verdus avant d’être retrouvé… assis sur l’autel de l’église. Une histoire impossible, évidemment, mais qui participe au folklore entourant ce vieux géant végétal.

🏅 Un arbre officiellement « remarquable »

En 2020, le platane a reçu le label « Arbre remarquable de France », attribué par l’association A.R.B.R.E.S. Cette distinction ne récompense pas uniquement les arbres les plus vieux ou les plus imposants.

L’association prend également en compte leur histoire, leur intérêt culturel, leur forme, leur environnement ou encore les légendes qui leur sont associées. Le Roi Platane coche plusieurs de ces critères : ses dimensions, son ancienneté, son histoire liée à la République et surtout sa place exceptionnelle dans le paysage de Saint-Guilhem-le-Désert.

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être un spécialiste des arbres pour comprendre pourquoi il a été distingué. Il suffit de se placer au pied du tronc et de lever les yeux.

🥾 Le dernier compagnon des pèlerins

Saint-Guilhem-le-Désert n’est pas seulement l’un des plus beaux villages du Sud. Le village est également une étape historique sur les chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. L’abbaye de Gellone, fondée au début du IXe siècle par Guilhem, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques.

Pour les randonneurs qui arrivent au village après avoir parcouru les chemins de la vallée, le Roi Platane constitue presque une arrivée symbolique. On débouche sur la place, l’abbaye apparaît derrière les branches et l’immense arbre offre son ombre avant de poursuivre la découverte.

Il faut cependant le regarder avec un peu de distance. Le piétinement répété autour de son tronc peut fragiliser ses racines, raison pour laquelle les visiteurs sont invités à ne pas s’approcher trop près de celui-ci.

Alors, lorsque vous visiterez Saint-Guilhem-le-Désert, ne vous contentez pas de photographier l’abbaye. Prenez quelques secondes pour observer celui qui monte la garde devant elle depuis plus de 150 ans. Sous ses branches, entre les vieilles pierres et les montagnes de l’Hérault, le Roi Platane rappelle qu’un arbre peut lui aussi devenir un morceau de patrimoine. Et celui-ci a désormais son titre officiel : il est remarquable.

Joachim Cadenas

Dans les arènes de Camargue, les noms des grands raseteurs finissent par devenir des références. Et celui de Joachim Cadenas appartient désormais à cette catégorie. Le raseteur arlésien a remporté en 2025 le Trophée des As, la compétition reine de la course camarguaise.

Le dimanche 12 octobre 2025, dans les arènes d’Arles, il a été officiellement couronné pour la troisième fois de sa carrière. Avec 478 points, il termine devant Vincent Marignan et Youssef Zekraoui, offrant à Arles un podium entièrement arlésien.

🐂 Le raset, un sport spectaculaire

La course camarguaise est une tradition profondément enracinée dans le Sud. Ici, pas de mise à mort du taureau : le raseteur entre dans l’arène pour tenter de retirer, à l’aide de son crochet, les attributs fixés entre les cornes du cocardier.

Cocarde, glands et ficelles sont autant d’objectifs qui rapportent des points. Le raset demande de la vitesse, de la précision et une parfaite connaissance du comportement de l’animal. Le spectacle repose sur cette confrontation permanente entre l’homme et le taureau.

🏆 Trois fois « As des As »

Pour Joachim Cadenas, le titre de 2025 n’est pas une première. Le raseteur arlésien avait déjà remporté le Trophée des As en 2016 et 2018. Son nouveau sacre lui permet donc d’inscrire une troisième fois son nom au palmarès de la compétition.

Et la finale 2025 avait une saveur particulière. Cadenas était déjà assuré d’arriver en tête du classement avant même d’entrer en piste. Mais il a tout de même marqué la journée en remportant également le titre de meilleur animateur de la finale. Plus de 7 000 spectateurs avaient pris place dans les arènes d’Arles pour cette grande journée de course camarguaise.

⚪ Un podium 100 % arlésien

La victoire de Cadenas n’était pourtant pas le seul événement de cette finale. Derrière lui, Vincent Marignan a terminé deuxième avec 424 points et Youssef Zekraoui troisième avec 298 points.

Les trois hommes sont originaires d’Arles, ce qui a donné à la finale une dimension particulière pour la cité provençale. La ville pouvait célébrer ses trois représentants aux trois premières places de la catégorie reine.

🌿 Arles, capitale de la course camarguaise

La finale du Trophée des As se déroule alternativement à Arles et Nîmes. Elle constitue l’aboutissement d’une saison disputée dans les arènes du Gard, de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône, au cœur du territoire de la bouvine.

À Arles, la course camarguaise fait partie de l’identité locale au même titre que les traditions gardianes, les manades et les grandes fêtes taurines. Voir un enfant du pays soulever le Trophée des As dans les arènes de sa ville donne donc forcément à ce troisième sacre une résonance particulière.

En 2025, Joachim Cadenas n’a pas seulement remporté une nouvelle fois le titre suprême. Il a ajouté un troisième chapitre à une histoire déjà bien installée dans le paysage de la course camarguaise.


Quand les restes deviennent un trésor : bienvenue au championnat des escoubilles

Recette typiquement héraultaise, le ragoût d’escoubilles porte un nom qui pourrait presque faire fuir les gastronomes… Les « escoubilles », en occitan, désignent les déchets, les restes. Autrement dit, voici un plat né de ce que l’on ne voulait surtout pas gaspiller.

🍲 Le plat des lendemains de fête

Dans les familles de l’Hérault, le principe était simple : on récupérait les restes de la semaine pour leur offrir une seconde vie dans une grande marmite. Viandes, légumes, abats, olives, champignons… chacun pouvait apporter sa petite touche. Il n’existe d’ailleurs pas une recette unique, mais une multitude de versions transmises de génération en génération.

Dans certains villages de la vallée de l’Hérault, la tradition allait même jusqu’au boulanger. Le ragoût préparé par les habitants pouvait être confié au fournil afin d’être enfermé dans une pâte et transformé en croustade. Une cuisine populaire, ingénieuse et profondément liée à la vie du village.

🏆 À Pézenas, les restes ont leur championnat du monde

Et puis, à Pézenas, quelqu’un a eu une idée délicieusement méridionale : pourquoi ne pas transformer cette recette familiale en compétition ? Le premier championnat du monde de ragoût d’escoubilles voit le jour en 2020, dans le cadre du carnaval, avec une vingtaine d’équipes réunies dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville.

En 2022, pour la deuxième édition, 21 concurrents se retrouvent derrière leurs marmites. Le principe est aussi sérieux qu’il est sympathique : chacun défend sa recette, le jury déguste les préparations et un seul nom finit gravé sur le fameux bouclier. Les champions de 2020, Nadine Jouves et Bertrand Pailhès, avaient ouvert la voie.

🌿 Une recette, autant de villages que de secrets

C’est là que le voyage devient intéressant. Car en Hérault, goûter un ragoût d’escoubilles, c’est un peu comme ouvrir une carte du terroir. À Saint-Guilhem-le-Désert, les olives peuvent jouer un rôle particulier ; à Aniane, la préparation se retrouve plutôt sous forme de croustade. Ailleurs, on ajoutera de la saucisse, du veau, du lard ou encore des champignons.

Cette diversité raconte surtout une chose : ici, la cuisine n’a jamais été figée. Elle s’est adaptée aux produits disponibles, aux saisons et aux habitudes de chaque famille. Une philosophie qui ferait presque du ragoût d’escoubilles l’ancêtre local de la cuisine anti-gaspillage.

🎭 Quand la gastronomie rencontre le carnaval

À Pézenas, l’escoubille ne se déguste donc pas simplement autour d’une table. Elle fait partie d’un véritable moment de convivialité lié au carnaval. On cuisine, on goûte, on discute, on défend son secret de famille… et surtout, on partage. Le ragoût devient alors bien plus qu’une recette : il devient un prétexte pour faire vivre une mémoire locale.

C’est peut-être ça, finalement, le charme des traditions du Sud. Derrière un drôle de nom et une recette née des restes se cache une histoire de villages, de familles et de transmission. Alors, si vos pas vous conduisent un jour du côté de Pézenas, ne cherchez pas forcément la cuisine la plus sophistiquée. Cherchez plutôt celle qui raconte quelque chose.

GR Pic Saint Loup


Le Grand Pic Saint-Loup : le GR préféré des Français traverse l’un des plus beaux paysages de l’Hérault

Au nord de Montpellier, une montagne reconnaissable entre toutes domine les garrigues et les vignobles de l’Hérault. Avec sa silhouette de pointe dressée vers le ciel, le Pic Saint-Loup est devenu l’un des paysages emblématiques du Languedoc. Mais en 2021, ce n’est pas seulement le sommet qui a fait parler de lui : son grand itinéraire de randonnée a été élu « GR préféré des Français ».

Lors du concours organisé par la Fédération française de la randonnée pédestre, près de 95 000 votes ont été enregistrés. Le GR de Pays Grand Pic Saint-Loup en a obtenu 20 602 et s’est imposé au terme de trois semaines de vote. Un record de participation pour le concours à cette époque.

🥾 Quatre boucles pour découvrir le Grand Pic Saint-Loup

Contrairement à l’image que l’on pourrait avoir d’un long chemin traversant simplement les montagnes, le GR de Pays Grand Pic Saint-Loup est organisé autour de quatre boucles. Elles permettent de parcourir différentes facettes de l’arrière-pays montpelliérain, entre villages, vignes, garrigues, causses et vallées.

Les itinéraires proposés vont d’environ 50 à 75 kilomètres. Au total, les quatre boucles représentent aujourd’hui quelque 245 kilomètres de randonnée. Certaines se parcourent sur plusieurs jours et permettent de prendre le temps de découvrir les villages et les paysages plutôt que de simplement atteindre un sommet.

C’est probablement l’une des grandes particularités de ce GR : ici, la randonnée est autant une affaire de nature que de patrimoine. Les anciennes drailles bordées de pierres sèches côtoient les chemins de vignes et les sentiers qui serpentent dans la garrigue.

🌿 Des paysages qui changent à chaque étape

Le Grand Pic Saint-Loup offre un concentré étonnant des paysages de l’arrière-pays héraultais. Au sud, les vignobles rappellent que cette terre est aussi celle d’un grand terroir viticole. Plus au nord apparaissent les causses, les gorges et les reliefs sauvages de la Séranne, dont la crête atteint 942 mètres.

La garrigue occupe une place centrale dans le décor. Entre les chênes verts, les buissons méditerranéens et les murets de pierres sèches, les sentiers donnent parfois l’impression de s’enfoncer dans un paysage beaucoup plus sauvage qu’on ne pourrait l’imaginer à une vingtaine de kilomètres de Montpellier.

Et puis il y a le Pic Saint-Loup lui-même. Visible de très loin, il constitue un repère permanent dans le paysage. Pour les randonneurs, son profil accompagne les étapes et donne une véritable identité à l’ensemble du parcours.

🏰 Des villages, des pierres et des vignes

Le parcours traverse également un territoire riche en patrimoine. Les villages des Matelles, de Cazevieille ou encore de Saint-Martin-de-Londres permettent de ponctuer la marche par des découvertes plus culturelles.

Aux paysages naturels s’ajoutent les traces d’une occupation humaine ancienne : vieux chemins, capitelles, murs en pierres sèches, villages médiévaux et domaines viticoles racontent un autre visage de l’Hérault. La randonnée devient alors une manière de traverser l’histoire locale à pied.

C’est aussi ce mélange qui a été mis en avant lors du concours. La Fédération française de la randonnée soulignait la diversité des paysages, mais également le patrimoine historique et culturel découvert au fil des quatre boucles.

🏆 Le GR qui a séduit près de 95 000 votants

En novembre 2020, huit itinéraires étaient en compétition pour devenir le « GR préféré des Français 2021 ». Pendant trois semaines, les internautes étaient invités à découvrir les parcours grâce à des vidéos et à voter pour leur itinéraire favori.

Avec 20 602 voix et 21,5 % des suffrages, le Grand Pic Saint-Loup a remporté le concours. Le deuxième, le Tour des Baronnies provençales, bénéficiait pour sa part d’un bonus de 20 % accordé par le jury au titre de son « coup de cœur ».

Depuis, le titre est devenu une véritable carte de visite pour ce territoire situé aux portes de Montpellier. Et il faut reconnaître qu’il résume assez bien ce que l’on vient chercher ici : une montagne spectaculaire, des chemins anciens, des villages de caractère, des vignes et cette lumière particulière du Languedoc.

Alors, plutôt que de simplement venir photographier le Pic Saint-Loup depuis la route, pourquoi ne pas le découvrir à pied ? En quelques jours, le GR de Pays permet de passer des vignobles aux garrigues, des villages aux causses et des chemins de pierres sèches aux grands panoramas. Une façon très sudiste de découvrir l’Hérault : prendre son temps, marcher, regarder… et laisser le paysage venir à soi.

 

Montpellier : il y a plus de 1 000 ans, tout a commencé par un domaine agricole

Montpellier n’est pas née d’une grande bataille, de la volonté d’un roi ou de la construction d’une imposante forteresse. Son histoire commence beaucoup plus simplement, au cœur du Moyen Âge, avec une terre agricole offerte à un seigneur. Et l’on connaît même la date précise : le 26 novembre 985.

À cette époque, le paysage n’a évidemment rien à voir avec la métropole que l’on connaît aujourd’hui. Quelques collines, des vignes, des terres cultivées et des chemins parcourent le territoire. Mais l’emplacement est particulièrement intéressant : le domaine se trouve sur un axe ancien reliant les territoires méditerranéens, entre les grands itinéraires qui traversent le Languedoc.

📜 Un acte daté de 985 fait naître Montpellier dans l’Histoire

Le 26 novembre 985, Bernard II, comte de Melgueil, aujourd’hui Mauguio, fait don à un certain Guilhem d’un domaine agricole situé sur le Montpestelario. Ce document constitue le premier témoignage écrit connu de l’existence de Montpellier.

Le domaine est ce que les textes médiévaux appellent un manse : une exploitation agricole comprenant les terres nécessaires à son fonctionnement. Guilhem devient ainsi le seigneur de ces terres et fonde une lignée qui va progressivement prendre de l’importance.

Et l’acte nous livre même un détail étonnamment personnel pour un document vieux de plus de mille ans : le nom d’un homme qui travaillait alors sur le domaine. Il s’appelait Amalbert. Il est considéré comme le premier Montpelliérain connu de l’histoire.

🛤️ Un emplacement idéal entre les grands chemins du Midi

Si Montpellier va connaître un destin aussi spectaculaire, ce n’est probablement pas uniquement grâce au hasard. Le domaine des Guilhem se trouve à proximité d’un ancien itinéraire appelé Cami Romieu, ou chemin romain, qui traverse le territoire d’est en ouest.

Cet axe relie les régions méditerranéennes et s’inscrit dans un réseau de chemins beaucoup plus ancien. À proximité passe également la Route du Sel, utilisée pour le transport de cette précieuse marchandise. Montpellier bénéficie donc rapidement d’une position intéressante pour les échanges.

La ville va progressivement se développer autour de ses deux collines historiques, Montpellier et Montpellieret. Les recherches historiques et archéologiques situent bien la formation du premier noyau urbain autour de la fin du Xe siècle.

🏰 Les Guilhem transforment une terre en seigneurie

La famille de Guilhem va progressivement faire de ce modeste domaine une véritable seigneurie. Les générations se succèdent et Montpellier grandit autour du pouvoir des Guilhem.

Au fil des décennies, des habitants viennent s’installer, les terres sont cultivées, les échanges se développent et les premières structures urbaines apparaissent. Le petit domaine agricole de 985 commence alors à changer de nature.

Le cartulaire des Guilhem, conservé aujourd’hui par les Archives de Montpellier, permet de suivre une partie de cette incroyable histoire. Il rassemble la transcription de centaines d’actes concernant la seigneurie et constitue l’une des grandes sources permettant de comprendre les premiers siècles de la ville.

🌿 D’un domaine agricole à une grande cité du Languedoc

Il faudra plusieurs siècles pour que Montpellier devienne la grande ville que nous connaissons. Mais les bases de son destin sont déjà là : une position stratégique, une seigneurie dynamique et surtout une population attirée par les possibilités offertes par ce territoire.

À partir du XIIe siècle, la croissance s’accélère. Montpellier devient progressivement un centre commercial majeur et un lieu d’échanges entre Méditerranée, péninsule Ibérique et monde occitan. La ville se distingue également par son ouverture intellectuelle. En 1181, Guilhem VIII proclame notamment la liberté d’enseigner la médecine à Montpellier sans distinction d’origine, une décision qui contribuera à l’essor exceptionnel de son enseignement médical.

Plus de mille ans après la donation de Bernard de Melgueil, il est assez vertigineux de se promener dans l’Écusson en pensant à ce qu’était le lieu en 985. Avant les grandes places, les hôtels particuliers, les universités et les terrasses animées, il n’y avait ici qu’un domaine agricole posé sur une colline.

Et pourtant, tout était déjà réuni pour qu’une ville apparaisse : un chemin, une terre, un seigneur et une position stratégique. Le reste appartient à l’histoire. Une histoire qui commence avec quelques lignes écrites en latin en 985 et qui, plus de mille ans plus tard, continue de faire de Montpellier l’une des grandes villes du Sud.

Café Carte Noire

À Lavérune, le café qui a fait connaître Montpellier dans toute la France

Il suffit de passer près de Lavérune, à l’ouest de Montpellier, pour apercevoir un étonnant monument industriel : un immense paquet de café dressé au-dessus des bâtiments. Derrière cette silhouette devenue familière se cache une histoire qui remonte bien avant Carte Noire. Car dans l’Hérault, l’aventure industrielle du café a commencé avec une petite entreprise montpelliéraine avant de donner naissance à certaines des marques les plus connues du pays.

☕ Tout commence près de la gare Saint-Roch

Au début du XXe siècle, Marcel Denamiel tient à Montpellier un commerce de café. Il commence à torréfier lui-même le café vert, jusqu’à faire de cette activité son véritable métier. Dans les années 1920, il lance notamment la marque Café Mexicq.

En 1946, son gendre Jacques Vabre entre à son tour dans l’entreprise familiale. Le jeune homme va rapidement voir beaucoup plus grand. En 1953, il fait construire une première unité industrielle de torréfaction à Montpellier, transformant progressivement la petite entreprise familiale en véritable société industrielle.

🏭 Lavérune devient la capitale héraultaise du café

L’étape décisive arrive dans les années 1960. En 1969, les Cafés Jacques Vabre se dotent d’une nouvelle unité de torréfaction ultramoderne à Montpellier. Le site de Lavérune va progressivement devenir l’un des grands centres français de production de café.

L’entreprise change alors d’échelle. En 1972, Jacques Vabre est devenu le premier vendeur de café torréfié en France. Quelques années plus tard, une nouvelle marque va bouleverser à son tour le marché français : Carte Noire.

🖤 Carte Noire, le café qui voulait avoir des airs de grand cru

En 1978, René Monnier lance Carte Noire avec une idée alors assez audacieuse : faire du café un produit haut de gamme. À une époque où les mélanges d’arabica et de robusta dominent largement le marché, il choisit de miser sur le pur arabica.

Mais l’innovation ne se limite pas au contenu. Carte Noire adopte un emballage souple sous vide, une valve permettant de préserver la fraîcheur du café et surtout un univers visuel inspiré du luxe et de la parfumerie : noir, blanc et or. Le café se met soudain à ressembler à un produit précieux.

La marque connaît rapidement un immense succès. Et son destin reste étroitement lié à Lavérune, où la production de café va continuer à se développer pendant des décennies.

📦 Le paquet géant devenu emblème de Lavérune

Aujourd’hui, le fameux paquet géant Carte Noire est devenu un véritable repère dans le paysage de l’ouest montpelliérain. Le site a longtemps concentré une impressionnante activité industrielle : torréfaction, conditionnement et production des cafés destinés au marché français et à l’export.

Le site de Lavérune a notamment produit plusieurs grandes marques du groupe au fil de son histoire. En 2016, lorsque Lavazza rachète Carte Noire, le groupe italien confirme son intention de renforcer la production française et d’investir dans l’usine historique de Lavérune.

À son apogée, l’usine représente plusieurs dizaines de milliers de tonnes de café par an. En 2020, son directeur indiquait encore une production de 27 000 tonnes annuelles.

🌿 Un drôle de morceau de Montpellier dans chaque tasse

L’histoire est finalement assez étonnante. Le caféier ne pousse évidemment pas dans l’Hérault. Les grains arrivent de l’autre bout du monde, notamment d’Amérique latine, mais c’est ici, à quelques kilomètres du centre de Montpellier, qu’ils ont été transformés pendant des décennies en un produit familier de millions de Français.

De la petite torréfaction de Marcel Denamiel aux immenses installations de Lavérune, l’histoire du café montpelliérain raconte donc une véritable aventure industrielle. Et lorsque l’on aperçoit aujourd’hui le gigantesque paquet Carte Noire au bord de la route, on ne regarde plus seulement une usine : on regarde un siècle d’histoire du café dans le Languedoc.

Saint Roch

Saint-Roch de Montpellier : l’église devenue sanctuaire au cœur de la ville

Au cœur de Montpellier, entre les rues animées de l’Écusson, une église attire depuis des siècles les pas des croyants et des curieux. Dédiée à saint Roch, enfant de Montpellier devenu l’un des saints les plus populaires d’Europe, elle n’est désormais plus seulement une église paroissiale : elle porte officiellement le titre de sanctuaire Saint-Roch.

Mais quelle différence y a-t-il entre une église et un sanctuaire ? Une église est avant tout un lieu destiné à la célébration du culte chrétien et à la vie d’une communauté. Un sanctuaire est, lui, un lieu vers lequel les fidèles se rendent particulièrement en pèlerinage en raison de la dévotion qui lui est attachée. À Montpellier, cette vocation est intimement liée à la figure de saint Roch.

⛪ Une église qui devient un lieu de pèlerinage

La reconnaissance comme sanctuaire a donné une nouvelle dimension à l’église Saint-Roch. Elle s’inscrit dans une tradition de dévotion qui dépasse largement les frontières de Montpellier. Chaque année, les 15 et 16 août, les fêtes de la Saint-Roch attirent fidèles, pèlerins et visiteurs autour de processions et de célébrations.

Le 15 août, une procession part notamment de la basilique Notre-Dame des Tables pour rejoindre le sanctuaire. Le lendemain, jour de la fête de saint Roch, une nouvelle procession accompagne le saint à travers le centre historique. En 2024, le diocèse soulignait la présence de fidèles venus parfois de loin ainsi que de délégations étrangères.

Le titre de sanctuaire ne transforme donc pas physiquement l’édifice. Il reconnaît surtout une vocation particulière : celle d’un lieu où la prière, la mémoire d’un saint et le pèlerinage occupent une place centrale.

🥾 Saint Roch, le Montpelliérain devenu saint des pèlerins

Saint Roch est une figure particulièrement chère à Montpellier. Né dans la ville au XIVe siècle, il aurait choisi, après la mort de ses parents, de distribuer ses biens aux pauvres avant de partir en pèlerinage vers Rome.

Sur les routes d’Italie, la tradition raconte qu’il aurait soigné des malades de la peste avant d’être lui-même atteint par la maladie. Retiré dans les bois, il aurait été nourri par un chien qui lui apportait du pain. C’est pourquoi l’animal accompagne presque toujours les représentations du saint.

Son histoire explique aussi son extraordinaire popularité. Saint Roch est traditionnellement invoqué contre les maladies contagieuses et considéré comme le saint patron des pèlerins. Il est également associé aux malades, aux soignants et, dans la tradition populaire, aux animaux domestiques.

🐕 Un saint qui voyage bien au-delà de Montpellier

C’est peut-être ce qui rend le sanctuaire montpelliérain particulièrement intéressant : le saint qui lui donne son nom n’est pas seulement une figure de l’histoire locale. Le culte de saint Roch s’est diffusé dans de nombreuses régions d’Europe et bien au-delà.

À Montpellier, sa mémoire reste pourtant très concrète. La ville conserve notamment des lieux et des traditions liés à son histoire, tandis que les fêtes du mois d’août continuent de réunir habitants, pèlerins et visiteurs.

La présence du chien est l’un des détails les plus reconnaissables de son iconographie. À l’occasion des fêtes de la Saint-Roch, une autre tradition étonnante rappelle d’ailleurs le lien particulier du saint avec les animaux : des fidèles viennent faire bénir leurs compagnons à quatre pattes.

🌿 Une autre façon de découvrir Montpellier

Pour le visiteur qui parcourt Montpellier, le sanctuaire Saint-Roch offre donc une pause assez différente de celle des grandes places et des terrasses de l’Écusson. Derrière sa façade, on découvre une histoire profondément liée à celle de la ville et à l’un de ses enfants les plus célèbres.

Et si vous passez par Montpellier autour du 16 août, l’expérience prend une autre dimension. Processions, chants, pèlerins et habitants se retrouvent dans les rues du centre historique pour célébrer celui que la ville considère depuis longtemps comme l’un de ses saints emblématiques.

Une petite halte dans l’église Saint-Roch permet alors de comprendre pourquoi le lieu est devenu un sanctuaire : ce n’est pas seulement un bâtiment religieux, c’est un lieu vers lequel une histoire, une mémoire et une tradition de pèlerinage continuent de converger.

Invention du Montpellier

Avant le golf, Montpellier avait son jeu de mail : le drôle de sport qui faisait courir les boules de buis dans les rues

Bien avant que les golfeurs ne parlent de « birdie », de « fairway » ou de « green », les Montpelliérains avaient déjà leur propre manière de frapper une balle avec un long club. Son nom : le jeu de mail. Un ancien sport aujourd’hui presque oublié, mais qui fut pendant plusieurs siècles l’un des loisirs les plus populaires de Montpellier et du Languedoc.

Alors, peut-on vraiment dire que le golf a été inventé à Montpellier ? Pas exactement. Le jeu de mail n’est pas le golf moderne, et son origine ne peut pas être attribuée à la ville. Mais la ressemblance est suffisamment frappante pour que les historiens du sport considèrent le mail comme un proche cousin du golf, voire comme un probable ancêtre. Et à Montpellier, ce jeu a atteint un niveau de sophistication remarquable.

🏏 Une boule de buis et un drôle de maillet

Le principe était finalement assez simple. Le joueur utilisait un maillet, appelé aussi « mail » ou « palemard », pour frapper une boule généralement fabriquée en bois de buis. Le but était de faire progresser cette boule sur un parcours et d’atteindre différents objectifs matérialisés par des bornes de pierre.

Le matériel ressemblait déjà vaguement à celui du golf : un club, une balle et un parcours avec des obstacles. Mais le terrain n’avait rien du gazon parfaitement entretenu de nos golfs contemporains. On jouait dans les chemins, les fossés, les espaces ouverts et même dans certaines rues.

À Montpellier, le règlement de 1772 précise ainsi que les chemins de traverse, les fossés et différents espaces communiquant avec les chemins peuvent servir de terrain de jeu. Autant dire que la partie pouvait rapidement devenir une affaire de quartier !

🏙️ Montpellier, capitale du noble jeu de mail

Le jeu était pratiqué dans plusieurs régions françaises, mais Montpellier s’en était fait une véritable spécialité. Aux XVIe et XVIIe siècles, il y était particulièrement apprécié, au point de devenir une véritable tradition locale.

Un ancien proverbe montpelliérain disait même que « les enfants y naissent un mail à la main ». La formule en dit long sur la place occupée par ce sport dans la société locale. Des artisans spécialisés, les palemardiers, fabriquaient les maillets et les boules et pouvaient également participer à l’aménagement des parcours.

La ville possédait plusieurs terrains célèbres : le mail des Arceaux, le mail de la Citadelle, le jeu de mail de la Pierre-Rouge ou encore le Jeu de Mail des Abbés. C’est justement cette dernière appellation qui intrigue encore aujourd’hui les promeneurs montpelliérains lorsqu’ils découvrent une rue ou un arrêt de tram portant ce nom.

⚔️ Quand une partie de mail devient une affaire sérieuse

Avec le temps, le jeu devient tellement populaire qu’il finit par poser quelques problèmes. Jouer dans les chemins signifie en effet envoyer régulièrement une boule de bois à pleine vitesse dans des espaces fréquentés par d’autres habitants. À Montpellier comme à Nîmes, les autorités cherchent donc progressivement à encadrer la pratique.

Au début du XVIIe siècle, Montpellier aménage notamment un véritable jeu de mail dans les anciens fossés de la ville, à l’emplacement correspondant aujourd’hui au secteur du cours Gambetta. Le jeu devient alors un équipement à part entière et non plus simplement une activité improvisée dans les chemins.

En 1835, un arrêté municipal va même limiter les endroits où il est autorisé de jouer. Les joueurs doivent désormais se cantonner à certains chemins précisément désignés. Une preuve supplémentaire que le jeu de mail occupait encore une place importante dans la vie montpelliéraine au XIXe siècle.

⛳ Le cousin oublié du golf

La comparaison avec le golf moderne est tentante : une balle, un club, un parcours, des obstacles et l’objectif de parvenir à destination avec le moins de coups possible. Mais il serait excessif d’affirmer que le golf est directement né du jeu de mail montpelliérain.

Les origines du golf sont plus complexes et font intervenir plusieurs traditions européennes de jeux de balle. Les historiens préfèrent donc parler de parenté plutôt que d’une filiation directe. Le jeu de mail appartient néanmoins à la même grande famille des anciens jeux où l’on frappe une balle avec un instrument pour atteindre un objectif.

Et surtout, Montpellier peut revendiquer une histoire exceptionnelle avec ce sport disparu. Au début du XXe siècle encore, des sociétés de joueurs existaient dans la ville et le jeu conservait une véritable identité locale. Aujourd’hui, les noms de rues et de quartiers en sont parfois les derniers témoins.

🌿 Quand les noms de rues racontent une histoire oubliée

La prochaine fois que vous croiserez à Montpellier une rue du Jeu de Mail, un établissement ou encore l’arrêt « Jeu de Mail des Abbés », vous saurez donc ce qui se cache derrière ce nom étrange.

Il fut un temps où les Montpelliérains se retrouvaient pour faire rouler des boules de buis sur les chemins de la ville, avec leurs longs maillets en bois. Un sport qui n’était pas encore le golf, mais qui lui ressemblait suffisamment pour avoir laissé dans la mémoire de Montpellier une étonnante trace.

Une histoire à découvrir en marchant dans la ville : à Montpellier, certains noms de rues sont en réalité les vestiges d’un ancien terrain de sport à ciel ouvert.

Parachute à Montpellier


Le parachute est né à Montpellier : l’incroyable histoire du premier homme à défier la chute

Le mot « parachute » serait né à Montpellier, à la fin de l’année 1783, dans l’esprit d’un jeune scientifique fasciné par une idée aussi simple que spectaculaire : comment permettre à un homme de tomber sans se tuer ? Louis-Sébastien Lenormand, né à Montpellier en 1757, va tenter de répondre à cette question avec un appareil inspiré notamment du parasol. Le 26 décembre 1783, il réalise une expérience qui fera entrer son nom dans l’histoire de l’aéronautique.

🪂 Un Montpelliérain imagine un « appareil contre la chute »

Lenormand ne cherche pas simplement à réaliser un exploit. Son idée est beaucoup plus pratique : imaginer un système permettant à des personnes de se sauver en cas d’incendie dans un immeuble. Pour concevoir son appareil, il s'inspire notamment des récits décrivant des acrobates asiatiques utilisant de grands parasols pour amortir leurs descentes.

Après plusieurs essais, notamment avec des objets et des animaux, il passe à l'expérimentation humaine. Le 26 décembre 1783, à Montpellier, il se laisse tomber depuis un ormeau situé dans l'enclos des Cordeliers, à une hauteur correspondant approximativement à celle d'un premier étage. Il tient alors deux parasols spécialement modifiés afin de ralentir sa chute.

C'est à cette époque qu'apparaît le mot « parachute », construit autour de l'idée de se protéger contre la chute. Le terme va rapidement s'imposer pour désigner cet étrange appareil destiné à ralentir une descente dans les airs.

🏰 La Tour de la Babote, entre histoire et légende

À Montpellier, une autre version de l'histoire est devenue célèbre. Elle raconte que Lenormand aurait effectué son expérience depuis la Tour de la Babote, l'ancienne tour des remparts transformée en observatoire au XVIIIe siècle.

L'histoire est suffisamment célèbre pour être encore racontée aujourd'hui, mais l'Office de tourisme de Montpellier la présente prudemment comme une « légende ou réalité ». Les propres écrits de Lenormand décrivent en effet son premier saut humain depuis un arbre. Des ouvrages historiques du XIXe siècle rapportent néanmoins une expérience depuis la tour de l'Observatoire, ce qui explique probablement pourquoi la Tour de la Babote reste associée à la naissance du parachute.

La tour, construite sur les anciennes fortifications de Montpellier, était devenue un observatoire en 1745. Aujourd'hui encore, elle constitue l'un des lieux emblématiques du centre historique et conserve cette étonnante histoire dans ses murs.

🎈 De Lenormand aux premiers parachutistes

L'expérience montpelliéraine ne signifie évidemment pas que le parachute moderne est déjà au point. Il faudra plus d'un siècle d'expérimentations pour transformer cette invention rudimentaire en véritable moyen de secours.

En 1797, le Français André-Jacques Garnerin réalise notamment une célèbre descente en parachute depuis une montgolfière. Puis les dispositifs deviennent progressivement plus fiables, plus compacts et mieux adaptés à une utilisation depuis les airs.

Le grand tournant intervient avec l'aviation. Le 1er mars 1912, le capitaine américain Albert Berry saute d'un biplan Benoist au-dessus de Jefferson Barracks, près de Saint-Louis, dans le Missouri. Il descend d'environ 460 mètres et devient généralement considéré comme le premier homme à effectuer un saut en parachute depuis un avion motorisé.

🌿 À Montpellier, une invention qui a changé la façon de tomber

Entre le petit saut expérimental de Lenormand en 1783 et celui d'Albert Berry en 1912, près de 130 années se sont écoulées. Entre les deux, le parachute est passé d'une curieuse invention destinée à amortir une chute à un véritable équipement aéronautique.

Et tout commence, au moins dans l'histoire du parachute humain, par un scientifique montpelliérain qui regarde un parasol et se pose une question étonnamment moderne : et si l'on pouvait transformer cet objet en véritable bouclier contre la chute ?

Aujourd'hui, une promenade autour de la Tour de la Babote permet donc de regarder Montpellier autrement. Derrière cette vieille tour des remparts se cache l'une des histoires les plus étonnantes de la ville : celle d'un homme qui, bien avant l'ère des avions, rêvait déjà de voler… ou au moins de tomber autrement.

 Vinaigre de Montepllier


Le vinaigre languedocien renaît près de Montpellier : Nicolas Robinson ressuscite un savoir-faire oublié

Et si le Languedoc n’était pas seulement une terre de grands vins, mais aussi celle d’un ancien savoir-faire aujourd’hui presque disparu ? En 2017, Nicolas Robinson décide de remettre au goût du jour une production autrefois très présente dans la région : celle du vinaigre de vin.

Après une formation dans le vin et les spiritueux et plusieurs expériences auprès de vignerons, le Montpelliérain découvre progressivement ce métier tombé en désuétude. Il crée alors sa Vinaigrerie Montpelliéraine, avec une idée simple : utiliser les vins biologiques du territoire pour fabriquer des vinaigres qui portent réellement le goût de leur terroir.

🍷 Quand le vin devient vinaigre

Ici, pas question de fabriquer un vinaigre industriel en quelques heures. Nicolas Robinson travaille selon la méthode dite orléanaise, un procédé traditionnel qui laisse au vinaigre le temps de se transformer et de développer ses arômes.

Les vins sont sélectionnés directement auprès de vignerons héraultais. Pour les vinaigres rouges, la Syrah et le Grenache occupent notamment une place importante. Le liquide est ensuite placé dans des fûts de chêne ou de châtaignier, où il va lentement évoluer.

Cette patience est justement ce qui fait toute la différence. Le vinaigre rouge traditionnel « Le Jacquot » demande ainsi environ douze mois de maturation en fût de chêne. Loin d’être considéré comme un simple condiment, il devient un véritable produit de terroir.

🌿 Des raisins du Languedoc jusque dans la bouteille

La démarche de Nicolas Robinson repose sur une logique locale. Les vins utilisés proviennent de domaines engagés dans une agriculture biologique, notamment autour du Pic Saint-Loup et des Terrasses du Larzac. L’objectif est de conserver dans le vinaigre une partie de l’identité des vins et des cépages qui ont façonné le paysage languedocien.

Et la gamme ne s’arrête pas au vinaigre rouge. Vinaigres blancs, balsamiques, aromatisations à la fleur de sureau, au miel, aux mûres ou encore aux kumquats : l’artisan explore différentes associations tout en conservant la même philosophie, celle d’un produit fabriqué lentement et à partir de matières premières locales.

♻️ Une vinaigrerie qui veut aussi préserver l’environnement

Chez Nicolas Robinson, le retour aux méthodes anciennes s’accompagne d’une démarche résolument actuelle. Fûts de bois, caisses de livraison en bois recyclé, bouteilles en grès rechargeables : la vinaigrerie cherche à limiter au maximum les déchets liés à sa production et à sa distribution.

L’entreprise est aujourd’hui installée à Saint-Gély-du-Fesc, tandis qu’une boutique permet de découvrir ses produits dans les ruelles du village médiéval des Matelles, au nord de Montpellier.

☀️ Le goût d’un Languedoc qui prend son temps

Il y a quelque chose d’assez surprenant à découvrir qu’un produit aussi banal que le vinaigre peut raconter une histoire de terroir. Ici, il faut des vins du Languedoc, des cépages locaux, des fûts de bois et surtout beaucoup de patience pour obtenir quelques bouteilles.

En relançant cette production presque oubliée, Nicolas Robinson ne cherche donc pas seulement à fabriquer du vinaigre : il tente de faire revivre une tradition languedocienne et de lui redonner une place sur les tables d’aujourd’hui.

Une belle découverte à faire en parcourant les villages du Grand Pic Saint-Loup : car derrière les vignes et les vieilles pierres des Matelles se cache désormais une autre spécialité du pays… un vinaigre qui, lui aussi, a pris le temps de devenir un produit de terroir.

Phyllirea jardin des plantes de Montpellier

À Montpellier, l’arbre à vœux vieux de 400 ans cache une étonnante histoire

C’est l’un des arbres les plus mystérieux de Montpellier. Dans la partie la plus ancienne du Jardin des Plantes, sur la « Montagne » de Richer, se dresse un étonnant phillaire à larges feuilles, un arbre plusieurs fois centenaire dont le tronc semble avoir été sculpté par le temps. On l’appelle ici l’arbre à vœux… car depuis des générations, les visiteurs viennent glisser de petits papiers dans ses étranges cavités en espérant voir leurs souhaits se réaliser.

🌳 Un arbre plus vieux que la plupart des bâtiments de la ville

Le mystérieux végétal est un Phillyrea latifolia, ou phillaire à larges feuilles, une espèce méditerranéenne de la famille des oléacées. Il pousse naturellement dans les garrigues du Midi et peut prendre, avec l’âge, des formes particulièrement tortueuses.

Celui du Jardin des Plantes est exceptionnel. L’Université de Montpellier le présente aujourd’hui comme un arbre de plus de 400 ans. Certains documents plus anciens lui attribuent une plantation autour de 1625, tandis qu’une source universitaire récente indique qu’il aurait été planté par Pierre Richer de Belleval, ou serait au moins son contemporain. Son âge exact reste donc difficile à établir, mais une chose est certaine : il est plusieurs fois centenaire.

Il a ainsi connu une grande partie de l’histoire du Jardin des Plantes, créé en 1593 par Pierre Richer de Belleval à la demande du roi Henri IV. Le Jardin est aujourd’hui considéré comme le plus ancien jardin botanique de France encore en activité.

💌 La boîte aux lettres des amoureux

Ce qui rend l’arbre particulièrement fascinant, c’est son tronc. Avec les siècles, les branches et les troncs secondaires se sont entrelacés pour former un véritable réseau de fissures et de petites cavités.

Avant de devenir l’« arbre à vœux », ces creux auraient notamment servi de boîtes aux lettres aux amoureux. Les jeunes gens y glissaient des billets doux, des secrets ou des messages destinés à rester cachés. La tradition s’est ensuite transformée : aujourd’hui, ce sont surtout des souhaits que les visiteurs viennent déposer dans les anfractuosités de l’écorce.

Petits papiers pliés, boulettes blanches et messages roulés se mêlent ainsi aux replis du vieux tronc. Une tradition devenue tellement emblématique que l’Office de tourisme de Montpellier invite lui-même les visiteurs à déposer un vœu dans le Phillaire, présenté comme l’arbre magique du jardin.

✨ Un arbre qui continue de faire rêver

Évidemment, personne ne peut garantir que les vœux déposés dans le vieil arbre se réaliseront. Mais la magie est peut-être ailleurs. En laissant un petit mot dans ce tronc qui a traversé plusieurs siècles, le visiteur rejoint une tradition dont il devient lui-même un maillon.

Et les jardiniers doivent régulièrement intervenir pour retirer les papiers afin d’éviter qu’ils ne s’accumulent et n’endommagent l’arbre. Les messages ne disparaissent donc pas mystérieusement : ils sont simplement retirés pour protéger celui qui les reçoit.

🌿 Une étrange rencontre au cœur de Montpellier

Le phillaire se trouve sur la Montagne de Richer, cette partie surélevée et historique du Jardin des Plantes aménagée par son fondateur. À quelques mètres seulement, d’autres arbres remarquables racontent eux aussi l’histoire botanique du lieu.

Le Jardin des Plantes est accessible gratuitement et se trouve boulevard Henri-IV, à proximité de la Croix-Rouge. Il est notamment desservi par les lignes 1 et 4 du tramway, avec les arrêts Albert 1er – Saint-Charles ou Albert 1er – Cathédrale.

Alors, si vous passez par Montpellier, prenez quelques minutes pour grimper sur la Montagne de Richer et chercher son vieux phillaire. Vous reconnaîtrez facilement son tronc noueux et torturé. Et si vous avez un souhait à faire… il paraît qu’il existe à Montpellier une très vieille boîte aux lettres qui n’attend que votre petit mot.

 

Qualifiée de paradis des cerveaux, classée septième ville française par sa population, la métropole languedocienne est le paradis des étudiants et des start-up. Les touristes l'adorent, les étudiants aussi. Depuis plusieurs années, Montpellier est portée aux nues dans tous les palmarès.

*** viaoccitanie.tv *** 

Sur les 50 villes françaises, Legalstart, s'est associé à FLASHS, afin de réaliser un état des lieux de l’impact de la Covid-19 sur l’activité économique des 50 plus grandes villes de France. Parmi elles, Montpellier figure à la 7e place soit la première des villes d'Occitanie. [...] Lire l'article en intégralité

 Tambourin champion 2020

Le tenant du titre Cournonterral reçevait sur son terrain Cazouls d'hérault en tête de sa poule. Cournonterral qui avait une revanche à prendre ayant perdu la Coupe chez eux battus par les Cazoulins. Cazouls mena les débats dès le début . Le public malheureusement très clairsemé et ce n'est pas la faute du Covid 19,

*** midilibre.fr *** 

Dimanche 11 octobre, l'équipe cazouline de N1 se présentait à Cournonterral avec 3 points d'avance face à l'équipe de Cournonterral, championne sortante. C'était le dernier match de la saison. Cazouls, ayant déjà remporté la coupe de France et le match aller, était le grand favori. Mais avec le vent et sur terrain adverse, rien n'est gagné d'avance. Les Cazoulins, attaquant très fort, ont pris les deux premiers jeux, mais très vite l'équipe de Gautier Vidal revenait à 4 partout, ne lâchant rien. Le match était tendu et les échanges rapides tels des éclairs. . [...] Lire l'article en intégralité

 Inondation Gard

Deux disparus, des maisons inondées, des routes détruites, des ponts endommagés,.. le 19 septembre dernier, le niveau du fleuve Hérault montait de 4 à 7 mètres en moins de 8 heures. Un épisode méditerranéen venait de s'abattre sur les Cévennes gardoises. Par endroit, il est tombé 700mm d'eau en 24 heures, soit la moyenne de 4 mois de précipitations.

*** midilibre.fr *** 

Le nord du Gard et de l'Hérault ont été frappés, ce samedi 19 septembre, par un violent épisode orageux. Un épisode qualifié de Cévenol, qui a entraîné de nombreux dégâts. Ce lundi 21 septembre, deux personnes étaient toujours portées disparues : une aide-soignante âgée de 64 ans, dont le véhicule a été retrouvé vide et totalement détruit dans le lit de l'Hérault, et un sportif qui pratiquait la course à pied et qui a été surpris par l'intensité de l'épisode.. [...] Lire l'article en intégralité

 Croix Pic Saint Loup

La partie haute de la croix du Pic Saint-Loup est trop abîmée pour être restaurée. Une nouvelle croix sera mise en place début juillet, plus moderne et entourée d’inox à sa base pour prévenir tout acte de vandalisme. L’édifice en fer – qui pèse pas loin d’une tonne et mesure 9 mètres – avait été abattu le dernier week-end du confinement, le 10 mai 2020. Sciée et percée à sa base, la croix a subi un choc fatal en s’écrasant contre la roche calcaire du Pic Saint Loup, à deux doigts de finir sa course dans le vide, comme en 1989, lorsqu'elle avait été dégradée une première fois. [...] Lire la suite
Gault & Millau Languedoc

Deux chefs d'Occitanie ont été distingués par le célèbre guide gastronomique Gault et Millau 2020 dans la catégorie "Jeunes Talents". L'un à Montpellier (Laurent Cherchi - Reflet d' Obione), l'autre à Aniane (Philippe Ramon - SouKa)
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*** fr.gaultmillau.com ***

Nous pressentions qu'il se passerait quelque chose avec l'arrivée de Laurent Cherchi dans cette rue calme, à la place de l'ancien Volodia. Nous ne trompions pas et le jeune cuisinier, passé notamment par les cuisines de Lasserre période Christophe Moret ou de l’Agapé Substance à l’époque de Gaëtan Gentil, mais aussi au merveilleux Vue de monde de Melbourne, apporte à cette ville toujours en effervescence un nouveau motif de gourmandise. […] Lire l’intégralité de l’article

Ils sont jeunes, souriants, malins, et Gault&Millau les a distingués comme bénéficiaires de la Dotation pour les Jeunes Talents, afin de les aider à ouvrir leur bel établissement au milieu des plus belles vignes de la région (c'est tout de même la commune, entre autres, de Daumas Gassac...). Laureen et Philippe Ramon ont ouvert leur SouKa au printemps, et tout donne soif et ouvre l'appétit en entrant chez eux. […] Lire l’intégralité de l’article
Zakaria Katif

Le raseteur montpelliérain a dominé la saison des courses camarguaises en remportant le Trophée des As et le Trophée taurin 3M. La finale du Trophée 3M a été annulée pour cause de mauvais temps, et cela n’empêchera pas Zakaria Katif de remporter ce trophée que lui, natif de Montpellier, apprécie tout particulièrement. Après un début de carrière très prometteur (Trophée de l’Avenir en 2013 et Trophée des As en 2015), celui que l’on surnomme « Ziko » a bataillé dur pour soulever une nouvelle fois ce trophée – le plus prestigieux de la course camarguaise, équivalent aux championnats de France de la discipline.

*** www.laprovence.com ***

Dimanche 13 octobre, ce fut la grande journée du Trophée des As. Des émotions dominicales uniques que l'on perçoit chaque fin de temporada. Le monde de la bouvino se retrouve sous le signe de la passion, et ce, sous toutes ses formes. Elus, Reine d'Arles, représentants des journaux La Provence et Midi Libre, membres de la Fédération et du Trophée Taurin avaient donné rendez-vous à Arles pour l'élection du Biòu d'Or 2019. Très copieusement garnie, la salle des fêtes a été le théâtre d'une élection à suspense. Après une égalité au premier tour entre les taureaux Pourpier de Saumade et Landié de Nicollin, ce dernier est déclaré vainqueur après le second tour.. […] Lire l’intégralité de l’article
Philippe Saurel contre la Région Occitanie

Quatre ans après la promulgation de la loi NOTRe, la Cour des comptes fait le bilan de la fusion des Régions dans un rapport qui sera rendu public jeudi 25 septembre. L'Occitanie fait partie des collectivités visées pour les hausses de dépenses sur les rémunérations des agents et des dépenses de fonctionnement. Le Président de la 2ième Métropole de la Région, Philippe Saurel, demande la fin de la région Occitanie.

*** actu.fr ***

Selon Philippe Saurel, qui s’appuie donc sur le rapport de la Cour des Comptes publié en septembre, deux arguments, l’un économique et l’autre géographique, motivent ce retour en arrière. Mettant la raison économique en avant, il en profite pour attaquer ses anciens camarades socialistes à la tête de la collectivité : « La fusion des Régions à provoqué des surcoûts importants de charges de fonctionnement et une baisse relative des investissements Tout ceci est confirmé pour la Région Occitanie dans les données présentées et analysées par ce rapport, ce qui interroge sur la gestion actuelle de son exécutif, mais surtout pose problème sur la pertinence de la taille de cette région depuis la fusion ». […] Lire l’intégralité de l’article
Oeufs bio languedoc

Dans les années 50, alors qu’il était ouvrier agricole, Gaston Trébuchon, se lance dans l’élevage de poules pondeuses. Il agrandit l’élevage dans les années 60 puis 70 avec l’aide de son fils Jean-François Trébuchon (notre père). A partir des années 1980, la maison Trébuchon élève 30 000 poules. C’est avec le souhait de proposer des œufs authentiques, pondus en élevage de plein air traditionnel. Toujours plus engagés dans un travail de qualité, nécessaire pour préserver le bien-être des animaux, notre environnement et les générations futures, sont élevées maintenant 6000 poules, certifiées biologiques, au pied du Pic Saint Loup. Les poules sont libres de gambader sur un parcours herbeux de 5 hectares. Elles sont principalement nourries avec des céréales. Leur alimentation est 100% végétale et biologique.

*** www.midilibre.fr ***

Pour des pondeuses au pic Saint-Loup, la Maison Trébuchon diversifie ses cultures. Du lever du soleil au coucher, elles s’activent. A picorer les cailloux, gratter la terre… Et elles gloussent comme elles battent des ailes et courent sans se gêner, les poules rousses du pic Saint-Loup, dans leur élevage grand luxe nature.. […] Lire l’intégralité de l’article
Tambourin : Cournonterral champion 2019

Une année historique pour Cournonterral. Le triplet Super coupe/Championnat de France/Coupe de France. 22 ans après le titre National 1 revient à Cournonterral. Il suffisait à Cournonterral de marquer un minimum de 6 jeux contre Cazouls-d’Hérault dans la dernière rencontre de la dernière journée de championnat pour soulever le trophée. Les Cazoulins pouvaient encore réclamer le titre en cas de victoire par plus de 7 jeux d’écart. Les verts de Cournonterral ont mis fin au débat en deux temps. D’abord en marquant 6 jeux puis en s’adjugeant la victoire (13-9).

*** france3-regions.francetvinfo.fr ***

Ils ont démarré la partie un rien crispés par l’enjeu, menés 1-3 devant Cazouls-d’Hérault et puis ils ont retrouvé cette cohésion qui leur a permis de dominer cette saison. Vainqueur de la coupe d’Europe en salle à la supercoupe, en passant par les titres chez les jeunes. […] Lire l’intégralité de l’article
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